L’euro confirme sa tendance baissière face au dinar algérien sur le marché noir des devises ce mardi 31 mars 2026. La monnaie européenne perd encore du terrain, dans un contexte international incertain.
Dans le détail, le billet de référence de 100 euros s’échange à la vente contre 27 800 dinars. Cela représente une baisse de 50 dinars par rapport à la veille. Le recul atteint même 100 dinars comparé à la cotation de dimanche. Ainsi, la tendance baissière se confirme sur le marché noir, où les cambistes ajustent rapidement leurs positions.
Du côté de l’achat, le taux de change s’établit à 27 500 dinars pour 100 euros. Là encore, la baisse est notable. Elle traduit un ralentissement de la demande sur le marché noir, notamment de la part des particuliers et des petits importateurs.
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. D’abord, le contexte géopolitique international pèse fortement sur les marchés. En particulier, la situation au Proche-Orient suscite de nombreuses inquiétudes. Les espoirs d’une fin rapide du conflit s’éloignent progressivement.
En effet, les déclarations du président américain, évoquaient récemment une possible désescalade semblent aujourd’hui compromises. Les craintes d’un conflit long et généralisé prennent le dessus. Par conséquent, les marchés réagissent avec prudence.
Cette incertitude impacte directement le marché noir des devises en Algérie. Les opérateurs deviennent plus attentistes. Ils limitent leurs transactions en attendant plus de visibilité. De plus, les flux commerciaux internationaux commencent à subir les effets de cette instabilité.
Par ailleurs, la baisse de l’euro peut aussi s’expliquer par une légère amélioration de l’offre sur le marché noir. Certains détenteurs de devises préfèrent vendre, anticipant une poursuite du recul. Cette dynamique accentue la pression à la baisse sur les cours.
En outre, la demande reste relativement modérée en cette période. En dehors des pics saisonniers, les besoins en devises diminuent. Cela contribue également à la stabilisation, voire à la baisse des taux.
Au final, le marché noir reste très sensible aux évolutions internationales. Les prochains jours seront déterminants. Si les tensions persistent au Proche-Orient, la volatilité pourrait s’accentuer davantage. Les cambistes, quant à eux, restent attentifs à chaque signal pouvant influencer les cours.


