Le ministère des Hydrocarbures a publié mercredi un communiqué dans lequel l’Algérie confirme son engagement au sein du cartel pétrolier et de son format élargi, dans un contexte de fracture au sein du groupe.
Le retrait des Émirats arabes unis de l’OPEP+ a conduit l’Algérie à prendre publiquement position. Dans un communiqué publié mercredi, le ministère des Hydrocarbures rappelle que le secteur des hydrocarbures algérien est “historiquement et structurellement lié” à l’organisation et réaffirme son intention de maintenir son engagement au sein des deux formats.
Le texte insiste sur le “rôle stratégique et structurant” de l’OPEP dans la défense des intérêts des pays producteurs et la stabilisation des marchés pétroliers. L’Algérie considère que les décisions prises au sein du groupe au cours de la dernière décennie, “portées par la cohésion et la responsabilité des pays membres OPEP et non OPEP”, ont été “déterminantes” pour la stabilité du marché mondial.
L’Accord d’Alger mis en avant
Le communiqué intervient à quelques mois du dixième anniversaire de l’Accord d’Alger, signé le 28 septembre 2016 lors d’une réunion extraordinaire de l’OPEP. Conclu alors que les prix du brut étaient tombés sous les 50 dollars le baril, cet accord avait conduit à la création de la Déclaration de coopération, qui a servi de base à l’OPEP+. L’Algérie revendique un rôle de médiateur dans la conclusion de ce texte, qui a permis d’associer une dizaine de pays non membres au cartel, dont la Russie.
Face aux divergences qui traversent le groupe sur les quotas de production et la stratégie à long terme, l’Algérie se positionne en faveur du maintien du cadre multilatéral. Le ministère exprime la volonté d’Alger de “poursuivre et de renforcer” son engagement “dans un esprit de responsabilité collective, de dialogue et de coordination”.


