L’ouverture à la circulation du tronçon autoroutier PK 11 à PK 16 de la pénétrante de Béjaïa marque une avancée importante pour la mobilité dans l’Est du pays. Mise en service durant la dernière semaine du mois de Ramadhan, cette section a rapidement produit ses effets. Elle a, en effet, permis de désengorger les axes routiers menant vers Béjaïa. Par conséquent, les automobilistes constatent une circulation nettement plus fluide.
Dès les premiers jours, les usagers ont salué cette amélioration. Le trafic est désormais plus rapide. Les temps de parcours sont réduits. Ainsi, les liaisons entre Béjaïa et les wilayas de l’Est gagnent en efficacité. Ce progrès s’inscrit dans une logique de modernisation des infrastructures routières. Il contribue aussi à soutenir l’activité économique régionale, notamment en facilitant le transport des marchandises.
Cependant, cette dynamique positive reste fragile. Un nouveau point noir est récemment apparu au niveau du rond-point d’Oued Ghir. Ce carrefour stratégique assure la jonction entre la route nationale n°26 et la pénétrante de Béjaïa. Or, depuis quelques jours, la situation s’y dégrade sensiblement.
En effet, des files d’attente de plusieurs centaines de mètres se forment quotidiennement. Les automobilistes en provenance de Béjaïa se retrouvent rapidement bloqués. Certains souhaitent poursuivre leur trajet vers El Kseur via la RN26. D’autres tentent de rejoindre la pénétrante. Résultat : le rond-point atteint ses limites de capacité.
De plus, l’infrastructure actuelle ne semble pas adaptée à l’augmentation du flux de véhicules. Le dimensionnement du rond-point ne permet pas d’absorber efficacement ce trafic croissant. Par conséquent, les ralentissements deviennent fréquents. Cette situation contraste avec la fluidité observée sur le nouveau tronçon autoroutier.
La situation risque de s’aggraver
À moyen terme, ce point de congestion pourrait s’aggraver. La saison estivale approche. Or, durant cette période, le nombre de véhicules augmente fortement, notamment avec l’afflux de vacanciers vers Béjaïa. Sans mesures correctives, les embouteillages risquent de s’intensifier.
Face à ce constat, des solutions doivent être envisagées rapidement. Par exemple, un réaménagement du rond-point pourrait améliorer la circulation. De même, la mise en place d’ouvrages complémentaires, comme des échangeurs ou des voies de déviation, mérite d’être étudiée.
La pénétrante de Béjaïa apporte un réel soulagement aux usagers. Néanmoins, l’apparition de ce nouveau point noir à Oued Ghir rappelle l’importance d’une planification globale des infrastructures. Sans cela, les gains de fluidité pourraient être rapidement compromis.


