Vendredi 26 juin à la mi-journée, le baril de Brent s’échangeait à 72,88 dollars, en repli de 3,47 % sur la séance, soit une perte sèche de 2,62 dollars. Le WTI américain accusait un recul comparable, à 69,37 dollars, en baisse de 3,55 %.
Le mouvement est net, et le graphique hebdomadaire en dit davantage que le seul cours du jour. Le Brent avait ouvert lundi à 74,82 dollars. Mardi, 73,21. Mercredi, 70,34. Le rebond partiel de jeudi, à 71,92 dollars, n’a pas tenu : l’optimisme sur les flux en provenance du Golfe, selon les premières informations disponibles, a suffi à provoquer un nouveau décrochage vendredi matin.
La courbe longue du WTI, visible sur le graphique TradingView en données journalières, retrace la trajectoire des six derniers mois avec une clarté assez cruelle. Après un sommet dépassant les 110 dollars début avril, au plus fort des tensions sur le détroit d’Ormuz, le cours a entamé une descente quasi continue. En moins de trois mois, le brut américain a perdu près de 37 % de sa valeur.
Le plancher de la journée ressort à 68,97 dollars pour le WTI, à quelques cents des niveaux les plus bas depuis plusieurs semaines. L’écart de séance, à 2,85 dollars, témoigne d’une volatilité qui reste vive malgré l’érosion des prix.
Le sondage de sentiment publié en temps réel par la plateforme de cotation indique que la majorité des participants anticipent une hausse lundi. Pari pour l’instant suspendu dans l’attente des signaux de clôture new-yorkaise.

