Port d’Alger : plus de 40 000 voitures réceptionnées en 2025

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Le port d’Alger change de dimension. Invité de la chaîne Echourouk, son directeur général, Abdelhamid Boulaâm, a dressé un bilan inédit pour l’année 2025. Des chiffres en forte hausse et une organisation repensée qui marquent une rupture avec les années précédentes.

Depuis l’instauration du travail en continu, 24h/24 et 7j/7, en février 2025, l’activité s’accélère. Le port tourne sans interruption. Résultat : plus de 40 000 véhicules ont été réceptionnés durant l’année, principalement à travers des conteneurs. Ce mode d’acheminement s’impose progressivement comme une nouvelle norme. Il permet un traitement plus rapide et une meilleure gestion des flux.

Une activité en forte hausse sur tous les indicateurs

Les performances du port d’Alger impressionnent. Le trafic maritime a atteint 2 014 navires en 2025, contre 1 643 en 2024, soit une progression nette de 23 %. Le volume global des marchandises suit la même tendance avec 13,6 millions de tonnes traitées, soit une hausse de 11 %.

Côté conteneurs, le port frôle le seuil symbolique du million avec 931 300 unités. Là encore, la progression est de 23 %. Le trafic passagers n’est pas en reste : plus de 436 000 voyageurs ont transité par le port, avec une augmentation de plus de 100 000 personnes en une année.

Ces résultats placent désormais le port d’Alger dans une nouvelle catégorie. Il commence à rivaliser avec certains ports méditerranéens, notamment en Espagne ou en France.

Une situation financière totalement redressée

Autre point marquant : la transformation financière. Le port n’est plus considéré comme déficitaire. Il assure désormais ses investissements sans recours au Trésor public.

Le chiffre d’affaires a augmenté de 41 %. La valeur ajoutée progresse de 31 %. Le résultat net bondit de 63 %. Des indicateurs qui confirment un redressement rapide.

Pour soutenir cette dynamique, plusieurs chantiers ont été lancés. Près de 950 mètres de quais ont été réhabilités. Huit hectares de surfaces ont été aménagés en seulement cinq mois. De nouveaux espaces de stockage ont aussi été libérés.

Le port s’est équipé de moyens modernes : grues de 125 tonnes, engins lourds, scanner de dernière génération et équipements de manutention performants. L’objectif est clair : accélérer le traitement des marchandises et réduire les délais.

Digitalisation et nouvelles méthodes de gestion

La transformation passe aussi par le numérique. Le paiement électronique se généralise. Une plateforme de réclamations en ligne est mise en place. Les accès sont automatisés.

L’objectif affiché est le « zéro papier », une démarche qui vise plus de transparence et plus d’efficacité dans la gestion quotidienne.

Avec ces résultats, le port d’Alger s’impose comme un acteur en pleine mutation. L’organisation interne évolue. Les performances suivent.

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