Prix des produits agricoles : Tebboune promet une baisse dans les prochains jours

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Prix des produits agricoles

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé une intervention de l’État pour faire baisser les prix des fruits, des légumes et, plus largement, des produits agricoles. Lors de son entrevue périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusée samedi 3 octobre 2026, le chef de l’État a assuré que le gouvernement travaille sur des mesures dont les premiers effets devraient apparaître rapidement.

« Les résultats commenceront à apparaître dès demain », a notamment indiqué Abdelmadjid Tebboune en évoquant les mesures prises pour lutter contre la hausse des prix et les pratiques spéculatives.

Prix agricoles : Tebboune pointe les dysfonctionnements de la distribution

Pour le président de la République, la flambée actuelle des prix des produits agricoles ne peut pas être expliquée uniquement par une baisse de la production. Il a notamment évoqué les perturbations enregistrées durant l’été, en particulier les incendies ayant touché plusieurs régions et affecté certaines productions, notamment dans la filière avicole.

Mais Abdelmadjid Tebboune a surtout mis en avant les dysfonctionnements dans les circuits de distribution et les pratiques spéculatives qui interviennent entre le producteur et le consommateur.

Le cas de la tomate a été cité comme exemple. Selon le chef de l’État, un agriculteur peut vendre sa production à environ 20 dinars le kilogramme, alors que le même produit peut atteindre 140 dinars ou davantage sur le marché. Un écart que le président considère comme injustifiable et révélateur de pratiques qui pénalisent directement le consommateur.

Le chef de l’État a ainsi clairement distingué les agriculteurs des acteurs intervenant dans les circuits de commercialisation. Selon lui, les premières investigations ne mettent pas les producteurs agricoles en cause dans la flambée actuelle des prix.

Les agriculteurs bénéficient de nombreuses subventions

Abdelmadjid Tebboune a également rappelé l’importance du soutien public accordé au secteur agricole. Il a notamment cité la prise en charge et la subvention de plusieurs intrants nécessaires à la production, dont l’électricité, l’eau destinée à l’irrigation, les engrais et les semences.

Pour le président, cette politique de soutien doit permettre de maintenir les coûts de production à des niveaux compatibles avec une commercialisation à des prix raisonnables. La hausse constatée sur les marchés ne peut donc pas être systématiquement imputée à une augmentation des charges supportées par les agriculteurs.

Le chef de l’État reconnaît toutefois l’existence de problèmes dans l’organisation de la chaîne entre le producteur et le consommateur. Il veut ainsi revoir les mécanismes de distribution afin d’éviter à la fois les prix excessifs pour les ménages et les pertes subies par les agriculteurs lorsqu’une production abondante ne trouve pas de débouchés.

L’objectif affiché est de mettre en place un fonctionnement permettant d’assurer l’approvisionnement régulier des marchés, avec des prix accessibles aux consommateurs tout en garantissant aux agriculteurs une rémunération couvrant leurs charges.

Le pouvoir d’achat au cœur des préoccupations

Le président de la République a par ailleurs refusé de qualifier la flambée actuelle des prix d’« inédite » ou d’« historique ». Il a rappelé que l’Algérie avait déjà connu, par le passé, des épisodes de forte hausse des prix. Il a toutefois reconnu que la situation actuelle demeure préoccupante et nécessite une intervention de l’État.

Cette déclaration intervient alors que plusieurs produits agricoles ont connu de fortes augmentations depuis le début de l’été.

Le cas des œufs est particulièrement significatif. Le plateau de 30 unités, qui se vendait autour de 330 à 350 dinars à la fin juin, atteignait 650 à 680 dinars fin septembre, soit une progression proche du double en trois mois.

La pomme de terre et la tomate ont également enregistré d’importantes hausses sur plusieurs marchés, accentuant la pression sur les budgets des ménages.

Cette flambée touche particulièrement les petites et moyennes bourses, alors que les produits agricoles occupent une place centrale dans les dépenses quotidiennes des familles.

La sortie du président Tebboune constitue ainsi la première réaction publique directe du chef de l’État à cette vague de hausse des prix enregistrée depuis le début de l’été. Son message est désormais clair : l’État entend agir sur les circuits de distribution, combattre les pratiques spéculatives et préserver le pouvoir d’achat des Algériens.

Reste désormais à voir à quelle vitesse les mesures annoncées se traduiront concrètement sur les étals et si elles permettront de ramener les prix des fruits et légumes à des niveaux plus accessibles.

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