Prix du poulet vivant en Algérie : la hausse se confirme, le kilo atteint 370 dinars

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Les prix du poulet vivant poursuivent leur progression sur les marchés algériens, confirmant la tendance haussière observée depuis plus de deux semaines. Après une première flambée enregistrée à la mi-juillet, les cours restent orientés à la hausse aussi bien sur les marchés de gros que chez les détaillants, sous l’effet d’une offre réduite et d’une demande soutenue.

Actuellement, le poulet vivant s’échange entre 330 et 340 dinars le kilogramme sur les marchés de gros. Au niveau du commerce de détail, les prix oscillent désormais entre 355 et 370 dinars le kilogramme, selon les régions et les points de vente.

Une hausse qui se prolonge depuis plus de deux semaines

Ces nouveaux niveaux de prix confirment la tension persistante sur le marché de la volaille. Dès le 20 juillet, les prix de détail avaient déjà atteint 330 à 350 dinars le kilogramme, après une hausse de plus de 22 % en seulement dix jours. Depuis, la tendance ne s’est pas inversée, les cours poursuivant leur progression pour atteindre désormais jusqu’à 370 dinars le kilo chez certains détaillants.

Cette évolution pèse sur le budget des ménages, le poulet étant l’une des viandes les plus consommées en Algérie.

La canicule a durement frappé les élevages

Selon un aviculteur, deux facteurs principaux expliquent cette hausse.

Le premier est d’ordre climatique. La vague de chaleur qui a touché le nord de l’Algérie entre le 7 et le 25 juillet a provoqué une importante mortalité des poussins dans de nombreux élevages. Les températures exceptionnellement élevées ont mis à rude épreuve les exploitations ne disposant pas de systèmes de refroidissement performants, réduisant ainsi le nombre de volailles disponibles sur le marché. Cette situation prolonge les difficultés déjà constatées à la mi-juillet.

À cette baisse de la production s’ajoutent les incendies de forêt qui ont touché plusieurs wilayas, notamment Skikda, Guelma, Béjaïa, Bouira et Sétif, où des dizaines d’exploitations avicoles ont été endommagées ou détruites. Ces sinistres ont aggravé la diminution de l’offre nationale.

Une demande en forte hausse durant le mois d’août

Le second facteur est lié à la demande. Chaque été, la consommation de viande blanche augmente sensiblement avec l’afflux de vacanciers et l’activité accrue des restaurants. Une tendance renforcée par le grand nombre de fêtes de mariage organisées durant le mois d’août, période traditionnellement très chargée en célébrations familiales en Algérie.

Les commandes des restaurants, des traiteurs et des organisateurs de réceptions soutiennent ainsi la demande, alors même que l’offre reste limitée. Ce déséquilibre entre production et consommation contribue à maintenir les prix à des niveaux élevés.

Une évolution à suivre

Les professionnels du secteur estiment que l’évolution des prix dépendra principalement des prochaines mises en élevage et des conditions météorologiques des semaines à venir. Si les températures redeviennent plus clémentes et que la production retrouve progressivement son rythme habituel, une stabilisation, voire un léger recul des prix, pourrait intervenir.

En revanche, si la demande estivale demeure élevée et que les effets de la canicule et des incendies continuent de peser sur la production, les prix du poulet pourraient rester durablement orientés à la hausse sur les marchés algériens.

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