Propriété intellectuelle : l’Algérie renforce sa coopération avec l’OMPI pour soutenir l’innovation

Mecipsa Amokrane
3 min de lecture

Le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a reçu au siège de son département le directeur du bureau de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle à Alger, Othmane Ahmed Mohamed Salek, afin d’examiner les moyens de renforcer la coopération en matière de promotion de la propriété intellectuelle.

Selon un communiqué ministériel publié mercredi, cette rencontre, tenue mardi, s’inscrit dans une dynamique de consolidation du partenariat entre l’Algérie et l’OMPI, notamment pour soutenir l’écosystème national de l’innovation. Les discussions ont porté sur la relance du programme du Centre de propriété intellectuelle pour les affaires, un dispositif destiné à accompagner les start-up et les micro-entreprises.

L’accent a été mis sur l’adoption de stratégies de valorisation de la propriété intellectuelle, ainsi que sur l’exploitation des actifs immatériels issus de la recherche et de l’innovation. Ces mécanismes sont considérés comme essentiels pour renforcer l’économie de la connaissance et améliorer la compétitivité des jeunes entreprises.

Les deux parties ont également évoqué la participation de l’OMPI à la prochaine édition de la Conférence africaine des start-up (ASC 2026), un événement continental visant à stimuler l’innovation et à favoriser les synergies entre acteurs économiques africains.

Un contexte continental contrasté

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des disparités importantes en matière de protection de la propriété intellectuelle en Afrique. L’édition 2026 de l’International Intellectual Property Index, publiée par le Global Innovation Policy Center, met en évidence les écarts significatifs entre les pays du continent.

Parmi les sept économies africaines étudiées, le Maroc se distingue en conservant sa position de leader régional pour la quatrième année consécutive, avec un score de 59,19 sur 100, le plaçant au 22e rang mondial.

Derrière, plusieurs pays affichent des résultats intermédiaires, notamment le Ghana, le Kenya, l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Égypte, tandis que l’Algérie se positionne au 53e rang sur 55 pays évalués.

Le rapport souligne que, de manière générale, le continent africain reste en retrait par rapport aux standards internationaux en matière de protection de l’innovation. Les économies les mieux classées à l’échelle mondiale, dominées notamment par les États-Unis et plusieurs pays européens, affichent des scores largement supérieurs.

Vers un renforcement de l’écosystème algérien

Dans ce contexte, le renforcement de la coopération avec l’OMPI apparaît comme un levier stratégique pour l’Algérie. Les efforts engagés visent à améliorer le cadre de protection de la propriété intellectuelle et à encourager l’innovation locale, notamment au sein des start-up.

La participation annoncée de l’OMPI à l’ASC 2026 pourrait ainsi contribuer à dynamiser les initiatives nationales et à favoriser une meilleure intégration de l’Algérie dans l’écosystème africain de l’innovation, dans un environnement marqué par des défis mais aussi par des opportunités de développement.

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