L’ambassadeur de France en Algérie a révélé, dans un entretien accordé à TSA, que des discussions sont en cours pour la réouverture de l’usine Renault d’Oran. « Nous constatons qu’il y a une demande très forte de présence de marques françaises sur le marché algérien. Il y a un projet de Renault de rouvrir son usine d’Oran et des discussions sont en cours avec les autorités algériennes, avec le ministère de l’Industrie, et nous espérons effectivement que Renault pourra rapidement rouvrir son usine à Oran », a indiqué Stéphane Romatet.
Dans le même registre, le diplomate rappelle que la présence française en Algérie ne se limite pas à Renault. « Il y a la présence, ne l’oublions pas, de Stellantis. Bien sûr, on voit Fiat, mais Stellantis c’est aussi Peugeot », souligne‑t‑il, avant d’ajouter que « l’Algérie est aussi un marché important pour les constructeurs automobiles français » et qu’il pense « qu’il y a de la place pour tout le monde ». À travers ces propos, l’ambassadeur laisse entendre que la France entend rester un acteur majeur dans le secteur automobile algérien, malgré la recomposition du marché et l’arrivée de nouveaux concurrents.
MEDEF de retour en Algérie
Au‑delà de l’automobile, Romatet affirme qu’« il y a eu des premiers gestes encourageants positifs » qui montrent que « nous sommes en train de sortir de la crise ». Pour l’ambassadeur, la relation économique franco‑algérienne est « souvent d’ailleurs » portée par « des membres de la diaspora algérienne qui est en France » et qui cherchent à « faire du business avec l’Algérie ». Parallèlement, il observe une « demande accrue d’entreprises françaises qui souhaitent venir en Algérie, notamment pour faire des prospections de marché et essayer de trouver des partenaires ».
Romatet annonce que le Medef reviendra en Algérie « à la tête d’une plus importante délégation d’entreprises françaises » à l’automne, pour « montrer tout simplement le potentiel que représente le marché algérien », explique‑t‑il.
Visas : faciliter les déplacements des deux côtés
Enfin, l’ambassadeur élargit la focale aux secteurs d’avenir, au‑delà de l’industrie traditionnelle. Il dit être « très frappé » par le dynamisme des « jeunes startups » en Algérie, qui « souhaitent établir des contacts avec le monde de l’économie digitale en France ». Il cite le salon Vivatech, où « il y avait une forte présence justement de startups algériennes ».
Au sujet des visas, aucune annonce nouvelle n’a été faite par l’ambassadeur de France dans son entretien. Il a néanmoins réitéré la préoccupation française quant à la difficulté que « certains Français » rencontrent pour obtenir le visa leur permettant de venir en Algérie. Romatet dit espérer que la politique des visas puisse évoluer de manière à faciliter ces déplacements des deux côtés.


