Restitution des fonds : l’Algérie espère tirer 100 millions d’euros de la vente d’El Palace

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L’information vient de tomber dans la presse espagnole. Le média El Confidencial rapporte que l’Algérie cherche à vendre l’hôtel El Palace, situé à Barcelone. Cet établissement de luxe, fleuron de la capitale catalane, appartenait à l’homme d’affaires Ali Haddad. Aujourd’hui, l’État algérien est en quête d’un acquéreur.

Le prix fixé s’élève à 100 millions d’euros. Alger espère ainsi réaliser une plus-value sur ce bien, acquis en 2011 pour 80 millions d’euros par l’ancien patron du Forum des chefs d’entreprise.

Actuellement incarcéré en Algérie, Ali Haddad a été condamné pour corruption et détournement de fonds. Dans ce cadre, la justice algérienne a engagé une procédure de récupération de ses actifs à l’étranger. Le transfert de propriété est devenu officiel le 1er août 2025, avec l’enregistrement du Fonds national d’investissement (FNI) comme propriétaire légal à Barcelone.

Toutefois, le dossier reste complexe. Une hypothèque de 26 millions d’euros pèse encore sur l’établissement, contractée auprès de la Banco Santander. Le FNI doit ainsi gérer cette dette tout en poursuivant la recherche d’un repreneur.

Un joyau de l’hôtellerie barcelonaise

L’hôtel El Palace est une institution historique. Il s’agit du plus ancien hôtel de luxe de Barcelone, ouvert en 1919 sous le nom de Ritz. L’établissement est situé à quelques pas du célèbre Passeig de Gràcia.

Le bâtiment s’étend sur plus de 12 500 mètres carrés, répartis sur neuf étages. Il compte 125 chambres décorées dans un style classique. Certaines suites emblématiques portent les noms de Salvador Dalí ou de Ronnie Wood.

Le toit de l’hôtel abrite le « Jardin sur le toit », une terrasse de 1 500 mètres carrés offrant une vue panoramique à 360 degrés sur la ville. C’est ce patrimoine d’exception que l’Algérie souhaite désormais convertir en liquidités.

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