Les marchés gaziers européens enregistrent une correction nette, avec un recul de 8,7 % du contrat à terme de référence. Le prix du gaz livré en mai sur le hub Title Transfer Facility (TTF) s’établit à 38,74 euros, contre 42,42 euros lors de la séance précédente, traduisant un retour rapide de la détente sur les anticipations d’approvisionnement.
Ce mouvement intervient immédiatement après une déclaration de Abbas Araghchi, chef de la diplomatie iranienne, confirmant l’ouverture complète du détroit d’Ormuz au trafic commercial. L’annonce s’inscrit dans le cadre du cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, mettant en pause des hostilités déclenchées le 28 février.
La levée des restrictions maritimes constitue un signal fort pour les marchés énergétiques. Durant le conflit, l’Iran avait limité le passage à certains navires liés aux États-Unis et à leurs alliés, créant une prime de risque significative sur les prix. La normalisation annoncée réduit cette prime et améliore la visibilité sur les flux énergétiques transitant par l’un des corridors stratégiques majeurs, par lequel passe près d’un cinquième du commerce mondial de gaz et de pétrole.
À court terme, la baisse des prix reflète une révision rapide des anticipations de tension sur l’offre. Les opérateurs intègrent désormais un scénario de continuité logistique, limitant les risques de perturbation. Toutefois, la volatilité reste élevée, les marchés restant sensibles à toute évolution du cessez-le-feu et aux conditions sécuritaires dans la région.


