Six directeurs de la DGSI en sept ans : une rotation accélérée à la tête du service de renseignement le plus sensible d’Algérie

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Cérémonie d’installation du nouveau directeur de la DGSI.

Le général de corps d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a officiellement installé , dans la soirée du jeudi 21 mai 2026, le général de brigade Zahi Mounir au poste de directeur général de la Sécurité intérieure, en remplacement du général de brigade Aït Ouarabi Abdelkader, connu sous le nom de « général Hassan », conformément au décret présidentiel du 18 mai 2026.

Cette nomination n’est pas un événement isolé : elle constitue le sixième maillon d’une série de changements qui se sont succédé à la tête de ce service sensible depuis l’accession du président Abdelmadjid Tebboune au pouvoir en décembre 2019, à raison d’un directeur par an et un mois en moyenne.

À cette occasion, le général de corps d’armée Chanegriha a une nouvelle fois enjoint les cadres et personnels de l’institution sécuritaire de travailler sous l’autorité du nouveau responsable, d’obéir à ses ordres et d’exécuter ses directives dans l’intérêt du service, en application des règles et règlements militaires en vigueur et des lois de la République, en hommage aux sacrifices des martyrs et en perpétuant les valeurs de la glorieuse Révolution.

La série des départs : de Ouazani à Zahi

Quatre mois à peine après son élection à la présidence, Abdelmadjid Tebboune a met fin de fonction aux premières figures de l’héritage sécuritaire de l’ère précédente. En avril 2020, le général Ouassini Bouazza, directeur général de la Sécurité intérieure , fut relevé de ses fonctions et immédiatement incarcéré après l’installation de son successeur. Il fut condamné par la suite à huit ans de prison pour falsification et offense à un corps constitué, dans un précédent historique accompagné d’une rétrogradation de sa rente de général de brigade au rang de simple soldat.

Lui succéda le général Abdelghani Rachedi — issu notamment de l’ambassade d’Algérie aux Émirats arabes unis — d’abord par intérim puis à titre définitif, à la tête du service d’avril 2020 à juin 2022. Ce même mois, le général Djamal Kahal Medjoub fut nommé directeur général de la Sécurité intérieure, mais son mandat ne put aller à son terme : un accident vasculaire cérébral le frappa au début de l’année 2024, entraînant son évacuation vers Bruxelles pour y être soigné.

En juin 2024, le général de brigade Abdelkader Haddad, alias « Nasser El Djinn », prit la tête du service, sans parvenir lui non plus à accomplir sa première année : il fut relevé de ses fonctions en mai 2025 après seulement onze mois, puis déféré devant la justice militaire dans des circonstances qui n’ont pas encore été officiellement élucidées. Lui succéda le général Abdelkader Aït Ouarabi, « le général Hassan », à compter de mai 2025, avant d’être lui-même remplacé un an plus tard par son adjoint, le général Zahi Mounir, sixième directeur de cette institution sensible.

Un service au cœur des grands rendez-vous

Il est notable que cette succession ininterrompue de commandements ait coïncidé avec certaines des échéances les plus sensibles de l’histoire politique algérienne contemporaine : deux élections présidentielles (2019 et 2024), deux élections législatives (2021 et 2024), des élections locales (2021), deux révisions constitutionnelles (2020 et 2026), en attendant d’autres élections locales à venir, sans compter le renouvellement partiel du Conseil de la nation. Toutes ces échéances se sont déroulées sous la supervision de directions successives au renouvellement particulièrement rapide, vue les enquêtes mener.

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