Importations, exportations, zones franches : Voici les nouvelles missions confiées à Kamel Rezig

3 min de lecture
Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations.

Le gouvernement renforce les leviers de contrôle du commerce extérieur. Un décret exécutif publié dans la dernière édition du Journal officiel et signé par le Premier ministre vient compléter les dispositions du décret exécutif n°25-97 du 11 mars 2025 relatif aux attributions du ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations. Ce texte élargit considérablement le champ d’intervention du département dirigé par Kamel Rezig, notamment en matière de régulation et de suivi des échanges commerciaux internationaux.

Le nouveau dispositif accorde au ministre huit prérogatives supplémentaires visant à renforcer la gouvernance des opérations d’importation et d’exportation. Parmi celles-ci figure la définition et la coordination de la politique nationale de contrôle des opérations de commerce extérieur, en concertation avec les différents secteurs concernés.

Le ministre est désormais chargé d’assurer le suivi des flux d’importation et d’exportation de marchandises à travers l’ensemble des points d’entrée et de sortie du territoire national, notamment les ports, les aéroports, les postes frontaliers terrestres, ainsi que les zones franches et les entrepôts placés sous régime douanier. Cette mission est également étendue aux échanges internationaux de services.

Le décret lui confère également la responsabilité de veiller à la mise en œuvre des licences automatiques d’importation et de prendre les mesures nécessaires pour garantir le respect de la réglementation encadrant les opérations d’import-export.

Dans le domaine de la défense commerciale, le ministre se voit attribuer un rôle renforcé dans la lutte contre les pratiques commerciales internationales déloyales. Il pourra ainsi engager ou proposer des mesures face aux situations de dumping, aux subventions étrangères susceptibles de fausser la concurrence, ainsi qu’à l’augmentation excessive des importations pouvant porter préjudice à la production nationale.

Le texte élargit par ailleurs ses compétences à la gestion des zones économiques franches et des zones spéciales dédiées à l’exportation. À ce titre, il participera à la définition des règles logistiques régissant leur fonctionnement, dans l’objectif d’améliorer la compétitivité des exportations algériennes et de soutenir leur diversification.

Autre nouveauté majeure , le ministre contribuera à l’élaboration de mécanismes destinés à lutter contre les pratiques de surfacturation et de sous-facturation dans les opérations d’importation et d’exportation. Ces phénomènes constituent un enjeu important pour les autorités en raison de leurs répercussions sur les équilibres du commerce extérieur, les réserves en devises et les finances publiques.

À travers cette révision réglementaire, les pouvoirs publics affichent leur volonté de renforcer les outils de contrôle des échanges extérieurs et d’adapter le cadre institutionnel aux nouvelles exigences du commerce international. Cette évolution s’inscrit également dans la stratégie nationale visant à accroître les exportations hors hydrocarbures, à mieux encadrer les importations et à préserver les intérêts économiques du pays.

ÉTIQUETTES :
Partager cet article