Le cap est fixé. L’industrie agricole doit monter en puissance. À Sidi Bel Abbès, le ministre de l’Industrie a remis le sujet au centre : renforcer l’intégration locale et réduire la dépendance aux importations.
En visite sur le terrain, Yahia Bachir a inspecté plusieurs unités industrielles. Au cœur de cette tournée, l’entreprise SONALIKA FAMAG. Ce partenariat algéro-indien produit et assemble des tracteurs agricoles de 75 et 90 chevaux. Depuis son lancement en mai 2025, l’usine emploie déjà 148 travailleurs.
Sur place, le ministre a été direct. Il appelle à porter le taux d’intégration à au moins 70 %. Cela passe par un réseau local solide : sous-traitance, fabrication de pièces détachées, transfert de technologie. Tout doit suivre. L’objectif est de construire une base industrielle durable, capable de soutenir la mécanisation agricole.
Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large. L’État mise sur l’industrie pour soutenir l’agriculture. Il s’agit d’augmenter la production nationale et de limiter les importations alimentaires.
D’autres unités industrielles visitées et plus de 600 emplois en jeu
La visite a également conduit le ministre vers d’autres projets structurants. Il s’est rendu au sein de l’entreprise CMA, spécialisée dans la fabrication d’équipements agricoles. Cette unité fait partie du groupe AGM Holding. Elle produit des machines pour le travail du sol, la fertilisation, l’irrigation ou encore la récolte.
Le groupe affiche des chiffres importants. CMA et ses filiales totalisent 662 postes d’emploi. À cela s’ajoute le projet Sampo Algérie, issu d’un partenariat avec un acteur finlandais. Cette unité industrielle, dédiée aux moissonneuses de nouvelle génération, prévoit à elle seule 260 emplois.
Sur place, le ministre a insisté sur la montée en compétence. Les équipements présentés intègrent des technologies avancées. Ils sont adaptés aux conditions climatiques locales, notamment dans les zones sahariennes. Leur objectif est d’améliorer les rendements et de réduire les pertes agricoles.
Au-delà des visites, le message est constant. L’Algérie veut accélérer son industrialisation. Le levier passe par l’intégration locale, le transfert de savoir-faire et le développement d’un tissu industriel capable de répondre aux besoins du marché national.


