Tunisie : le forfait fiscal sur le transit du gaz algérien en baisse de 33 % (rapport)

Mecipsa Amokrane
2 min de lecture
Un technicien sur un site de production de gaz de Sonatrach dans le sud algérien. ©Sonatrach

Le forfait fiscal perçu par la Tunisie au titre du transit du gaz naturel algérien a enregistré une baisse de 33 % à fin mai 2026 par rapport à la même période de 2025, selon les données de l’Observatoire national de l’énergie et des mines (ONEM), reprises ces derniers jours par plusieurs médias tunisiens.

D’après le rapport de conjoncture économique de l’ONEM consacré au mois de mai 2026, les ressources tunisiennes en gaz naturel – comprenant la production nationale et le forfait fiscal lié au transit du gaz algérien – se sont établies à 698 ktep-pci, soit un recul de 14 % sur un an.

Le document, cité par des médias économiques, précise que le forfait fiscal sur le transit du gaz d’origine algérienne est tombé à 225 ktep-pci à fin mai 2026, contre un niveau nettement supérieur un an auparavant, ce qui représente une baisse de 33 %.

En revanche, les achats tunisiens de gaz algérien ont progressé de 8 % sur la même période, atteignant 1 143 ktep-pci, tandis que l’approvisionnement national en gaz naturel est resté globalement stable, à 1 812 ktep-pci.

Le rapport souligne également que 87 % de la redevance de transit a été cédée à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) à fin mai 2026. L’ONEM fait par ailleurs état d’un dépassement des prélèvements de la STEG sur la part de redevance revenant à l’État tunisien, estimé à 240 millions de m³ en 2025, une situation qui serait actuellement en cours de régularisation.

Sur le plan de la production nationale, le gaz commercial sec est demeuré globalement stable. Les champs de Nawara (+10 %) et de Chergui (+26 %) ont enregistré des hausses de production, tout comme le gaz commercial du Sud (+5 %), tandis que le champ de Hasdrubal a vu sa production reculer de 17 %.

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