Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné ce dimanche au ministre de l’Intérieur de retirer de la circulation tous les bus dépassant 25 ans de service. Il fixe un délai maximum de trois mois pour exécuter cette décision. L’objectif est d’améliorer la sécurité du transport public et accélérer le renouvellement du parc roulant.
Initialement, les autorités avaient décidé de retirer les bus âgés de plus de 30 ans. Toutefois, ce seuil a été revu à la baisse ce dimanche. Désormais, tout véhicule de transport collectif de plus de 25 ans est concerné.
Cette révision traduit une volonté d’agir plus vite. En effet, le vieillissement du parc constitue un risque croissant pour les usagers. De plus, il pèse sur la qualité du service et sur les coûts d’entretien.
Cette mesure trouve son origine dans un accident survenu l’été dernier à Oued El Harrach. Un bus s’était renversé, causant la mort de 17 personnes. À la suite de ce drame, les pouvoirs publics avaient engagé une réflexion sur l’état du parc de transport.
Ainsi, la décision de retirer les véhicules les plus anciens s’inscrit dans une démarche de prévention. Elle vise à réduire les risques d’accidents liés à l’usure mécanique.
Un programme d’importation de 10 000 bus
En parallèle, l’État a lancé un vaste programme pour renouveler le parc. Les pouvoirs publics prévoient l’importation de 10 000 bus. Ce plan doit permettre de remplacer progressivement les véhicules retirés.
Par conséquent, cette opération constitue un levier important pour moderniser le secteur. Elle devrait également améliorer les conditions de transport et répondre à la demande croissante dans plusieurs villes.
Des inquiétudes chez les opérateurs
Cependant, cette décision suscite des inquiétudes chez les propriétaires de bus concernés. Beaucoup redoutent un impact direct sur leurs revenus. En effet, certains exploitants dépendent exclusivement de véhicules anciens.
De plus, la capacité à financer de nouveaux bus reste une question centrale. Les professionnels du secteur attendent des mesures d’accompagnement. Ils évoquent notamment la nécessité de facilités de crédit ou de dispositifs de soutien.
Au final, cette décision marque une nouvelle étape dans la réforme du transport public en Algérie. Elle combine impératif de sécurité et logique économique.


