En moins de quatre ans, les guichets uniques de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) ont enregistré 262 projets d’investissement touristique. C’est le bilan chiffré présenté lors d’une réunion de coordination tenue entre l’AAPI et le ministère du Tourisme et de l’Artisanat. La période couverte s’étend du 1er novembre 2022 au 14 avril 2026, soit depuis l’entrée en vigueur de la loi n° 22-18 relative à l’investissement.
Des projets pour 247 milliards de dinars
Ces 262 projets touristiques représentent une valeur déclarée globale de 247 milliards de dinars. Ils devraient, par ailleurs, générer 15 140 emplois directs. La répartition reflète une offre diversifiée : 146 établissements hôteliers, 38 villages de vacances, 27 projets d’appartements et de résidences hôtelières, ainsi que 15 hôtels de route et aires de repos.
La réunion a rassemblé la ministre Houria Medahi et le directeur général de l’AAPI, Omar Rekkache, en présence de cadres supérieurs des deux institutions. Les deux parties ont examiné les moyens d’améliorer l’accompagnement des porteurs de projets touristiques. L’objectif est clair : simplifier les procédures administratives pour accélérer la concrétisation des investissements et renforcer leur efficacité économique.
Des mécanismes concrets de coordination ont également été définis. Le ministère assure la stratégie de développement du secteur et l’aménagement des zones d’expansion touristique (ZET). De son côté, l’AAPI attribue les avantages prévus par la loi et affecte le foncier nécessaire à la réalisation des projets.
Le foncier privé comme nouveau levier
Un point important a retenu l’attention : l’intégration du foncier privé dans la dynamique d’investissement touristique. Cette orientation marque un tournant. Elle vise à élargir l’assiette foncière disponible au-delà du domaine public, en encourageant les initiatives privées pour des projets structurants adaptés aux potentialités locales de chaque région.
Cette approche répond à une réalité persistante sur le terrain. La grande majorité des zones d’expansion touristique (ZET) demeure dans un état déplorable. Abandonnées depuis des décennies, mal aménagées ou dépourvues de viabilisation, ces zones n’ont jamais réellement attiré les investisseurs. Dès lors, l’ouverture sur le foncier privé apparaît comme une alternative pragmatique pour débloquer des projets là où le foncier public reste inexploitable.
Traduire les réformes en réalisations
Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération interinstitutionnelle. Cet engagement vise à concrétiser les réformes décidées au plus haut niveau de l’État, afin que le secteur touristique contribue davantage au développement économique national et à la création d’emplois durables.


