La tendance baissière des viandes blanches se confirme à travers le territoire national. Au cours des dernières 48 heures, les tarifs du poulet vivant ont enregistré un nouveau recul significatif sur les marchés de gros et de détail. Le marché des viandes blanches connaît une accalmie notable qui profite directement au pouvoir d’achat des consommateurs algériens.
En effet, ces deux derniers jours, le prix du kilogramme de poulet vivant s’affiche entre 230 et 245 dinars sur les marchés de gros. Ce niveau correspond à une baisse supplémentaire de 15 dinars par rapport aux cours de la semaine dernière.
Cette dépréciation se répercute logiquement sur le commerce de détail. Désormais, les prix du poulet vivant varient entre 260 et 280 dinars le kilo chez les revendeurs. Par ailleurs, dans les boucheries, les tarifs du poulet déplumé et nettoyé se situent désormais dans une fourchette allant de 340 à 370 dinars le kilogramme.
Pourquoi les cours des viandes blanches chutent-ils ?
Cette baisse soudaine s’explique par la combinaison de deux facteurs majeurs : une hausse globale de l’offre et un recul brutal de la demande.
D’abord, la fermeture des restaurants universitaires, survenue la semaine dernière, a considérablement réduit la consommation globale. De plus, cet événement intervient juste un mois après la fermeture réglementaire des cantines scolaires.
Par conséquent, l’arrêt simultané de la demande de ces structures de restauration collective assèche le marché. Les volumes de poulet initialement destinés aux institutions se reportent sur le circuit traditionnel, ce qui sature l’offre et tire inévitablement les prix vers le bas.
Si cette situation réjouit les ménages, elle plonge les professionnels du secteur dans l’inquiétude. En effet, ce prix de vente actuel ne couvre plus les charges d’une bonne partie des aviculteurs algériens.
À court terme, la poursuite de cette tendance baissière fragiliserait gravement ces petites exploitations familiales. À long terme, l’abandon d’activité par ces petits producteurs pourrait perturber à nouveau l’équilibre du marché de la volaille en Algérie.


