Les prix du poulet enregistrent une nouvelle baisse sur le marché national de gros. Après la légère hausse observée au début du mois de juin, les cours du poulet vivant s’orientent de nouveau à la baisse sous l’effet d’un recul de la demande.
Selon les professionnels de la filière, le prix du poulet vivant destiné à la vente en gros se négocie, ce jeudi 18 juin, entre 255 et 270 dinars le kilogramme dans toutes les wilayas du nord du pays. Ces niveaux représentent une baisse comprise entre 25 et 30 dinars par rapport aux prix pratiqués au début du mois.
Cette tendance se reflète également sur les marchés de détail. Actuellement, les prix du poulet vivant oscillent entre 290 et 320 dinars le kilogramme chez les revendeurs. Là aussi, la baisse varie entre 20 et 30 dinars selon les régions et les circuits de commercialisation.
Une baisse qui devrait toucher le poulet déplumé
Cette détente des cours devrait progressivement se répercuter sur les prix du poulet déplumé vendu dans les boucheries et les points de vente spécialisés. En général, les variations des prix du poulet vivant finissent par influencer les tarifs appliqués au consommateur final après quelques jours.
Ainsi, les ménages pourraient bénéficier d’une légère baisse des prix dans les prochaines semaines si les conditions actuelles du marché se maintiennent.
La demande recule avec la fin de l’année universitaire
Cette baisse des prix s’explique avant tout par un recul de la demande. En effet, les restaurants universitaires ont commencé à réduire fortement leurs achats avec la fin de l’année académique et le départ des étudiants pour les grandes vacances d’été.
Or, les établissements universitaires figurent parmi les principaux clients du marché de la volaille. Leur retrait saisonnier pèse directement sur les volumes écoulés et contribue à faire baisser les prix du poulet.
Par ailleurs, la saison estivale n’a pas encore véritablement démarré. Les flux importants de vacanciers attendus chaque année ne sont pas encore au rendez-vous. De même, la saison des fêtes de mariage reste encore relativement calme dans plusieurs régions du pays.
Les restaurants implantés sur le littoral et dans les villes côtières ne fonctionnent toujours pas à plein régime. Pourtant, ces établissements constituent un débouché important pour les producteurs et les grossistes de la filière avicole durant l’été.
Les professionnels du secteur estiment que les grands flux de vacanciers devraient commencer à partir du 5 juillet prochain. Cette période marque généralement une hausse de la consommation de poulet et des autres produits alimentaires liés à l’activité touristique.
D’ici là, le marché reste caractérisé par une offre suffisante et une demande modérée. Dans ce contexte, la baisse de la demande continue de tirer les prix du poulet vers le bas.


