Après plusieurs semaines de recul continu, les prix du poulet enregistrent une légère hausse ce samedi 6 juin 2026 sur le marché national. Cette correction met provisoirement fin à la tendance baissière qui avait marqué le secteur de la volaille depuis la période précédant l’Aïd el-Adha.
Dans les marchés de gros, le poulet vivant se négocie désormais entre 275 et 300 dinars le kilogramme. Les cotations affichent ainsi une hausse comprise entre 25 et 30 dinars par rapport aux niveaux observés au lendemain de la fête de l’Aïd, lorsque les prix avaient atteint leurs plus bas niveaux depuis plusieurs mois.
La même tendance est observée dans les marchés de détail. Les prix du poulet vivant oscillent actuellement entre 320 et 350 dinars le kilogramme, selon les régions et les circuits de distribution. Malgré cette hausse, les cours restent inférieurs aux niveaux enregistrés pendant le mois du Ramadhan.
Une demande en reprise
Cette remontée des prix du poulet s’explique principalement par le retour progressif de la demande. Après plusieurs jours de ralentissement liés aux congés de l’Aïd, les restaurants reprennent pleinement leurs activités et augmentent leurs achats auprès des éleveurs et des grossistes.
Les professionnels du secteur soulignent que la restauration constitue l’un des principaux débouchés pour le marché de la volaille. Son influence devient encore plus importante durant la saison estivale. En effet, la fermeture des cantines scolaires et des restaurants universitaires pendant les grandes vacances modifie la structure de la demande au profit des établissements de restauration commerciale.
Cette reprise des commandes intervient alors que de nombreux restaurateurs reconstituent leurs stocks en prévision d’une activité plus soutenue durant les mois d’été, notamment dans les villes côtières et les zones touristiques.
De nouvelles hausses possibles
Les opérateurs du marché n’excluent pas de nouvelles augmentations des prix du poulet dans les prochaines semaines. Plusieurs facteurs pourraient soutenir cette tendance.
Le premier concerne le lancement de la saison des mariages, traditionnellement marquée par une forte consommation de viande blanche. Les cérémonies et les fêtes familiales génèrent généralement une demande importante en produits avicoles, ce qui exerce une pression supplémentaire sur le marché.
Le second facteur est lié à l’intensification de l’activité touristique estivale. L’afflux de vacanciers stimule la fréquentation des restaurants, des hôtels et des établissements de restauration rapide, entraînant une hausse des achats de poulet.
Pour l’heure, les prix restent à des niveaux relativement accessibles pour les consommateurs. Toutefois, l’évolution du marché au cours des prochaines semaines dépendra de l’équilibre entre l’offre disponible dans les élevages et la vigueur de la demande estivale. Si cette dernière continue de progresser, le poulet pourrait connaître de nouvelles hausses de prix avant la fin du mois de juin.


