Des employés des unités de gestion des zones industrielles relevant du groupe public Divindus ZI ont organisé plusieurs rassemblements de protestation à travers le pays, réclamant le paiement de leurs primes en retard, la réactivation de leur convention collective et des réponses claires sur leur devenir professionnel.
Le malaise social au sein du groupe public Divindus ne cesse de prendre de l’ampleur. Des travailleurs affectés à la gestion des zones industrielles de Sétif, Constantine et Sidi Bel Abbès ont multiplié les sit-in et les actions de protestation devant leurs établissements respectifs, exprimant leur ras-le-bol face à une situation qu’ils jugent intenable.
Ces travailleurs, chargés de la gestion et de l’entretien des zones industrielles au nom de l’État, dénoncent en premier lieu le non-paiement de primes.
Trois revendications majeures
Le paiement immédiat des primes en suspens constitue le principal déclencheur des protestations et traduit une détresse financière réelle pour de nombreux travailleurs et leurs familles. À cela s’ajoute la revendication de la réactivation de la convention collective : les travailleurs réclament l’application effective des accords collectifs qui encadrent leurs conditions de travail, de rémunération et de protection sociale, et qui auraient été mis en veilleuse sans explication officielle satisfaisante.
Enfin, la question la plus lourde de conséquences reste celle du devenir du personnel dans le contexte du gel du transfert de l’entreprise vers l’Agence nationale foncier industriel (ANFI). Ce projet de transformation institutionnelle, dont le sort demeure suspendu, laisse les employés dans une incertitude totale quant à leur statut, leur appartenance organisationnelle et leurs droits acquis.
Un groupe public en pleine turbulence institutionnelle
Divindus est un groupe public algérien spécialisé dans la construction métallique, le mobilier industriel, les charpentes et la gestion des infrastructures industrielles. Il dispose de plusieurs unités de production à travers le territoire national — Rouiba, Saïda, El Harrach, Tébessa, Khemis Miliana, Si Mustapha — et emploie des centaines de travailleurs.
Le gel du processus de transfert vers l’ANFI constitue le nœud gordien de la crise. Sans décision officielle sur l’avenir du groupe, les travailleurs des zones industrielles se retrouvent dans un vide juridique et administratif qui paralyse toute perspective de régularisation de leur situation.
Au-delà des revendications immédiates, ce mouvement de protestation pose des questions plus larges sur la gouvernance des entreprises publiques algériennes et sur la gestion des transitions institutionnelles. Lorsque des décisions de restructuration sont engagées puis gelées sans calendrier précis, ce sont les travailleurs qui en subissent les premières conséquences — incertitude sur le statut, blocage des augmentations, suspension des avantages conventionnels.
Les représentants du personnel appellent la tutelle à intervenir pour débloquer la situation relancer le dialogue social et trancher définitivement sur le sort du projet de transfert, afin de permettre aux travailleurs de connaître les conditions dans lesquelles ils continueront à exercer leurs missions au service des zones industrielles algériennes.


