Le taux de change de l’euro face au dinar algérien, tel qu’il s’affiche sur le marché noir, revient ce mardi 5 mai 2026 à son niveau de dimanche. La légère hausse enregistrée lundi 4 mai n’aura donc pas survécu plus de 24 heures.
Concrètement, le billet de référence de 100 euros s’échange ce mardi à 28 000 dinars à la vente, soit un repli de 50 dinars par rapport à la cotation de la veille. À l’achat, 100 euros valent 27 750 dinars. Le marché noir efface ainsi le léger gain enregistré lundi, et retrouve les niveaux observés en début de semaine.
Pourquoi cette baisse ? La réponse vient de loin. La reprise des hostilités au Proche-Orient, signalée lundi, a ravivé les inquiétudes sur les marchés financiers, note un connaisseur du marché. Les espoirs d’un cessez-le-feu durable s’éloignent. Dès lors, l’escalade des tensions pousse les investisseurs et les voyageurs à adopter une posture plus prudente. Le commerce international s’en trouve perturbé. Résultat : les cours tirent vers le bas, et l’euro en pâtit directement sur le marché noir algérien.
Une tendance lourde depuis le 28 février
Ce mouvement n’est pas isolé. Depuis le déclenchement de la guerre au Proche-Orient, le 28 février dernier, l’euro oscille sur le marché noir entre baisse et stagnation. Aucune tendance haussière durable ne parvient à s’installer. La persistance des tensions géopolitiques agit comme un plafond invisible. Chaque tentative de rebond se heurte à un regain d’inquiétude internationale.
Ce contexte contraste fortement avec les tendances habituelles. En effet, le mois de mai correspond généralement à une période favorable à l’euro sur le marché noir. Les besoins en devises augmentent à l’approche de la saison estivale. Les transferts de la diaspora algérienne s’intensifient. Or, cette année, la dynamique saisonnière ne joue pas. La guerre au Proche-Orient efface le schéma traditionnel et maintient l’euro sous pression.
Une volatilité qui s’installe
En définitive, le marché noir du dinar algérien reste otage d’un environnement géopolitique instable. Tant que les hostilités au Proche-Orient se poursuivront, les opérateurs du marché noir devront composer avec une forte volatilité et des perspectives incertaines. La moindre évolution sur le terrain militaire se répercute désormais quasi immédiatement sur les cotations. Les cambistes informels s’adaptent, mais peinent à anticiper. Dans ce contexte, toute prévision reste hasardeuse.


