Après plusieurs jours de baisse, l’euro reprend de la vigueur face au dinar algérien sur le marché parallèle. Ce mardi 28 avril, le billet vert européen affiche une hausse notable, portée par une détente géopolitique au Proche-Orient.
Le marché noir des devises renoue avec la hausse. Ce mardi 28 avril, le billet de référence de 100 euros s’échange à la vente contre 28 000 dinars (DZD), soit une progression de 100 dinars par rapport au taux enregistré dimanche dernier. À l’achat, la cotation s’établit en moyenne à 27 700 dinars pour 100 euros.
Cette reprise intervient après une phase de repli qui avait temporairement inquiété les cambistes et les opérateurs du marché parallèle. Toutefois, la tendance haussière semble désormais s’installer à nouveau.
Une reprise prévisible selon les cambistes
Cette remontée n’a pas surpris les habitués du marché noir. « La reprise était prévisible », commente un cambiste contacté par nos soins. Selon lui, la situation géopolitique au Proche-Orient joue un rôle déterminant dans l’évolution des cours sur le marché parallèle algérien.
« Le retour des espoirs d’une fin de la guerre au Proche-Orient rassure les marchés et relance le commerce international, ce qui booste la demande pour l’euro en Algérie », explique-t-il. En effet, une détente géopolitique encourage les importateurs et les opérateurs économiques informels à reprendre leurs activités, ce qui stimule mécaniquement la demande en devises étrangères.
Par ailleurs, les récentes déclarations du président américain ont contribué à calmer les inquiétudes des marchés. Un signal positif qui se répercute rapidement sur le marché noir des devises en Algérie.
Le Proche-Orient, baromètre du marché parallèle
Ce lien entre le conflit au Proche-Orient et le marché noir des devises n’est pas nouveau. Depuis le déclenchement du conflit le 28 octobre 2023, les opérateurs du marché parallèle algérien suivent l’évolution de la situation avec une attention particulière.
La règle est simple et bien connue des cambistes : l’aggravation du conflit fait baisser la demande en devises. À l’inverse, toute perspective d’apaisement tend à booster la demande et à faire monter les cours. Le marché noir fonctionne ainsi comme un baromètre sensible aux soubresauts de l’actualité internationale.
Cette volatilité rappelle une réalité persistante : le marché noir des devises reste très actif en Algérie. Malgré les efforts des autorités pour canaliser les transactions vers le circuit bancaire officiel, le marché parallèle continue de fixer ses propres règles. L’écart entre le taux officiel et le taux du marché noir demeure significatif, ce qui entretient l’attrait pour ce circuit informel.
Tant que cet écart persistera, le marché parallèle continuera de réagir aux moindres secousses de l’actualité mondiale, qu’elles soient géopolitiques, économiques ou financières.



