Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations durcit encore les règles. Dans un document daté du 19 avril, le département de Rezig impose une nouvelle exigence aux entreprises souhaitant déposer une demande d’autorisation exceptionnelle d’importation.
Désormais, les opérateurs économiques doivent transmettre régulièrement des bilans détaillés sur leurs opérations d’importation réalisées dans le cadre des licences exceptionnelles. Le document précise que ces données doivent être envoyées chaque mois, avant le 10, sous double format :(Excel). Cette obligation concerne les importations de biens et de services.
En outre, pour les quatre premiers mois de 2026, les entreprises doivent transmettre leurs bilans cumulés avant le 10 mai. Le ministère insiste sur un point clé : le non-respect de cette exigence peut entraîner l’annulation de la licence accordée. Autrement dit, sans ces rapports, aucune nouvelle demande d’importation ne pourra être examinée.
Par conséquent, cette mesure introduit un filtre supplémentaire. Elle vise à renforcer le suivi des flux d’importation et à mieux encadrer les opérations réalisées sous régime exceptionnel. Le contrôle administratif devient ainsi plus strict et plus régulier.
La Banque d’Algérie emboite le pas au ministère du Commerce extérieur
Cependant, cette décision intervient dans un contexte déjà tendu. En effet, la Banque d’Algérie a récemment adopté de nouvelles dispositions qui compliquent l’accès au financement des importations. L’ajout de cette exigence administrative risque donc d’alourdir davantage les procédures.
De ce fait, les opérateurs économiques, notamment privés, se retrouvent en première ligne. Beaucoup peinent déjà à s’adapter aux restrictions successives. Avec ces nouvelles règles, les délais pourraient s’allonger et les coûts augmenter.
En parallèle, les autorités poursuivent un objectif clair : réduire le volume des importations et encourager la production nationale. Cette stratégie s’inscrit dans une politique de rééquilibrage de la balance commerciale. Néanmoins, sur le terrain, les entreprises redoutent un ralentissement de leurs activités.
Ainsi, l’importation en Algérie entre dans une phase plus encadrée. Entre exigences administratives accrues et contraintes financières, les prochains mois s’annoncent décisifs pour les opérateurs.


