Banque islamique de développement : 39 centres de ressources et d’excellence retenus en Algérie

4 min de lecture

La BID identifie 39 institutions algériennes comme centres de ressources et d’excellence. Une première cartographie nationale qui ouvre à l’Algérie les portes de l’expertise internationale.

Le ministère des Finances annonce une avancée majeure pour le rayonnement de l’expertise algérienne à l’international. La Banque islamique de développement (BID) retient officiellement 39 centres de ressources et d’excellence en Algérie. Cette reconnaissance s’inscrit dans une initiative mondiale visant à renforcer les échanges de savoir-faire entre les pays du Sud.

La présentation du rapport de cartographie se tient à Alger en présence du ministre des Finances et gouverneur de l’Algérie auprès du Groupe de la BID, Abdelkrim Bouzred. Des représentants des secteurs ministériels concernés participent également à l’événement. La Banque africaine de développement (BAD) et plusieurs agences du système des Nations unies y assistent aussi en tant que partenaires du développement.

C’est un cabinet d’études algérien, mandaté par la BID, qui réalise ce rapport. Son travail identifie et recense les capacités nationales d’expertise dans quatre grands secteurs stratégiques : l’industrie, l’énergie et les mines, les infrastructures, le capital humain et l’innovation, ainsi que la résilience et le développement durable.

Une sélection rigoureuse sur critères stricts

Le processus de sélection se révèle exigeant. Les 39 institutions retenues répondent à des critères précis, fondés sur leurs expériences documentées et leurs capacités opérationnelles avérées. En conséquence, ces organismes pourront être mobilisés par la BID et d’autres partenaires du développement pour conduire des projets dans plusieurs pays membres.

Concrètement, ces centres de ressources et d’excellence ont vocation à mettre en œuvre des projets de coopération Sud-Sud. Leur mission : renforcer les capacités des pays membres de la BID et les accompagner dans l’atteinte de leurs objectifs de développement. C’est ainsi que les finances publiques algériennes soutiennent une diplomatie de l’expertise à l’échelle mondiale.

Ce rapport constitue la première cartographie structurée de ce type réalisée en Algérie. Elle offre un cadre solide pour soutenir l’internationalisation des compétences nationales. De plus, le communiqué du ministère des Finances précise que cette liste reste ouverte à de futurs élargissements.

Les résultats mettent en lumière un potentiel national significatif. L’Algérie dispose ainsi d’une réelle opportunité pour valoriser, partager et exporter son expertise technique au profit des pays du Sud.

« Un outil structurant permettant de valoriser l’expertise nationale et de renforcer la présence de l’Algérie dans les dynamiques de coopération internationale et de développement. » — Abdelkrim Bouzred, ministre des Finances

Une initiative ancrée dans la dynamique des réunions de la BID en Algérie

Cette démarche prolonge l’élan engagé lors des réunions annuelles du Groupe de la BID, organisées en Algérie en 2025. À cette occasion, l’Algérie lance officiellement une plateforme dédiée à la promotion de la coopération Sud-Sud. La présente cartographie vient donc consolider ce dispositif institutionnel.

Enfin, le ministre Bouzred souligne le caractère stratégique de l’initiative. Pour lui, elle positionne l’Algérie au cœur des dynamiques de coopération internationale. C’est un signal fort adressé aux partenaires multilatéraux : les finances et l’expertise algériennes s’exportent désormais au service du développement mondial.

Partager cet article