Détroit d’Hormuz fermé : le Brent remonte à 108 dollars

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Une plateforme pétrolière en mer, au crépuscule. © DR

Lundi matin, le Brent grimpait à 108,20 dollars. Vendredi, il avait clôturé à 105,33 dollars. Entre les deux séances, Abbas Araghchi avait pris l’avion pour Islamabad.

Le chef de la diplomatie iranienne est arrivé au Pakistan samedi, où des négociateurs tentent depuis plusieurs semaines de maintenir un canal entre Téhéran et Washington. Les marchés ont interprété le déplacement comme ils pouvaient : à défaut d’un accord, au moins un signal que les deux capitales se parlent encore, à distance et par intermédiaires. Le WTI frôlait lundi 96,50 dollars, rattrapant les pertes de la veille. Le détroit d’Ormuz reste fermé.

La semaine précédente avait commencé sous de meilleurs auspices. Jeudi 24 avril, l’annonce du déplacement d’Araghchi avait suffi à stabiliser les cours à Londres. Mais Trump avait torpillé l’effet dès le week-end, assurant sur les réseaux sociaux que Téhéran avait «accepté tout» et s’était engagé à coopérer sur le retrait de son uranium enrichi. Les responsables iraniens ont démenti dans les heures qui ont suivi. Le président Masoud Pezeshkian a réaffirmé que son pays ne s’engagerait pas dans des «négociations imposées sous menaces ou blocus». Trump a alors ordonné à ses négociateurs de suspendre les discussions.

«Le plus grand choc d’approvisionnement jamais enregistré»

Le conflit entre Washington et Téhéran est entré dans sa neuvième semaine. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a qualifié la situation de plus grand choc d’approvisionnement énergétique jamais enregistré, avec des pressions inflationnistes qui pèsent sur les perspectives de croissance mondiale.

Sur le nucléaire, les positions demeurent très éloignées. Le vice-président JD Vance, qui conduit les négociations côté américain, exige un moratoire d’au moins vingt ans sur l’enrichissement d’uranium. Téhéran ne propose pas plus de cinq. Trump a dit publiquement ne pas être satisfait. Le 19 avril, il avait menacé de détruire les centrales électriques et les ponts iraniens si aucun accord n’était signé.

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