À un mois de l’entrée en vigueur de la Convention Apostille en Algérie, les autorités accélèrent les préparatifs pour mettre en place ce nouveau dispositif destiné à simplifier la certification des documents publics.
Le 4 juin 2026, au siège du ministère des Affaires étrangères à Alger, le secrétaire d’État chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib, et la Haute Commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, ont coprésidé l’ouverture d’un atelier de formation consacré à la délivrance de l’Apostille.
Cette rencontre s’inscrit dans les dernières étapes de préparation avant l’application officielle, le 9 juillet prochain, de la Convention de La Haye supprimant l’exigence de légalisation des actes publics étrangers.
Un atelier de formation pour préparer tous les secteurs concernés
L’atelier organisé à Alger a réuni les administrations qui seront impliquées dans la délivrance de l’Apostille. Les ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Finances, de l’Enseignement supérieur, de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, des Transports, de la Poste et des Télécommunications ont pris part aux travaux. Les services de la Banque d’Algérie étaient également associés au projet, notamment pour la conception de la vignette Apostille. Selon Sofiane Chaib, cette formation vise à assurer une préparation optimale des administrations concernées avant l’entrée en vigueur du nouveau système.
Dans une publication consacrée à cet atelier, le secrétaire d’État a indiqué que les préparatifs se poursuivent «en prévision de l’entrée en vigueur, en Algérie et à partir du 09 juillet 2026, de la convention supprimant l’exigence de légalisation des actes publics étrangers ».
Le ministère précise que les participants ont bénéficié de présentations théoriques et pratiques portant sur les procédures de délivrance de l’Apostille, ainsi que sur la nouvelle plateforme numérique développée par le Haut-Commissariat à la numérisation.
Sofiane Chaib : « abolir définitivement les circuits administratifs traditionnels »
Lors de son intervention, Sofiane Chaib a insisté sur l’objectif principal de cette réforme, à savoir simplifier les démarches administratives pour les citoyens. Le secrétaire d’État a rappelé que ce projet s’inscrit dans le cadre du programme de modernisation des services consulaires et administratifs voulu par les pouvoirs publics.
Il a notamment souligné que l’adoption du système Apostille permettra d’« abolir définitivement les circuits administratifs traditionnels de légalisation ». Cette évolution doit également renforcer la décentralisation des procédures, les usagers pourront accomplir leurs démarches plus facilement, sans passer par plusieurs administrations comme c’est souvent le cas aujourd’hui.
De son côté, Meriem Benmouloud a mis en avant les avantages de la plateforme numérique développée pour accompagner cette réforme. Selon la Haute Commissaire à la numérisation, cet outil permettra une meilleure interconnexion entre les administrations et offrira un système de suivi numérique des demandes.
Une réforme très attendue par la diaspora algérienne
L’entrée en vigueur de l’Apostille représente un changement important pour les Algériens établis à l’étranger. Aujourd’hui, de nombreux documents destinés à être utilisés hors du pays doivent passer par plusieurs étapes de légalisation avant d’être reconnus à l’international.
À partir du 9 juillet 2026, cette procédure sera considérablement simplifiée pour 125 pays signataires de la Convention de La Haye. Les étudiants, les travailleurs, les entrepreneurs ou encore les familles de la diaspora, devraient être les premiers bénéficiaires de cette réforme.
L’Apostille est une certification internationale reconnue dans plus de 125 pays signataires de la Convention de La Haye. Elle simplifie l’utilisation à l’étranger de nombreux documents officiels, notamment les actes d’état civil, les diplômes, les certificats de scolarité, les casiers judiciaires, les actes notariés, les procurations et les décisions de justice. Ce dispositif remplace la procédure classique de légalisation consulaire, souvent longue et complexe.


