Droits de formation : la FIFA somme la JS Kabylie de payer pour Bellache et Lasheb

La FIFA a notifié la JSK d'une décision relative au règlement des droits de formation de deux joueurs : Yuliwes Bellache et Antonio Lasheb

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jeunesse sportive de Kabylie

La JS Kabylie se retrouve dans le viseur de la FIFA. L’instance mondiale du football a notifié le club kabyle d’une décision relative au règlement des droits de formation de deux joueurs : Yuliwes Bellache et Antonio Lasheb. L’information est confirmée par un communiqué officiel publié par le club sur son site internet.

Selon ce communiqué, “ce dossier est actuellement en cours de traitement et sera régularisé dans les tout prochains jours, conformément aux procédures en vigueur”. Le club tient également à rassurer ses supporters en précisant que “cette situation n’aura aucune incidence sur la gestion des engagements sportifs du club”. Le montant réclamé par la FIFA n’a pas été révélé dans ce communiqué.

Clermont Foot et K.S.K. Heist en attente de paiement

Les droits de formation sont des indemnités dues aux clubs qui ont formé un joueur. Ils sont exigibles lors de la signature du premier contrat professionnel ou lors d’un transfert avant l’âge de 23 ans. Dans le cas de Yuliwes Bellache, milieu offensif de 23 ans né à Lyon de parents originaires de Béjaïa, c’est le Clermont Foot qui est le club créancier. Le joueur y a été formé avant de rejoindre la JSK en août 2023.

Pour Antonio Lasheb, avant-centre de 20 ans, le club formateur est le K.S.K. Heist, pensionnaire du football belge. Lors de son recrutement en mercato hivernal pour les U21 de la JSK, le club kabyle avait pourtant annoncé que le club belge se désistait de ses droits et frais de formation. La décision de la FIFA suggère que ce désistement n’a pas été formalisé dans les règles auprès de l’instance internationale, ou que le dossier administratif est resté incomplet.

Si la JSK ne s’exécute pas rapidement, elle s’expose à un embargo sur les transferts, une sanction courante infligée par la FIFA aux clubs qui tardent à honorer ce type de créance.

Un club fragilisé financièrement

Cette affaire s’inscrit dans un contexte financier déjà tendu. En janvier dernier, El Hadi Ould Ali, alors président du club, avait publiquement reconnu que la JSK accusait un cumul de dettes. Une déclaration rare dans le monde du football algérien, qui avait à l’époque suscité l’inquiétude chez les supporters. Ould Ali a depuis quitté ses fonctions, remplacé le 3 février 2026 par Adel Boudedja.

La situation se complique davantage avec l’annonce, par plusieurs médias spécialisés, de la démission de Karim Doudane, manager général de la JSK. Une nouvelle qui alimente les inquiétudes sur la stabilité de la direction, à quelques semaines de l’ouverture du mercato estival.

La JSK traverse ainsi une période particulièrement délicate, entre pression réglementaire de la FIFA, fragilité financière et incertitudes sur son organigramme dirigeant. Le club a promis transparence et réactivité. Les prochains jours diront si cette promesse est tenue.

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