Le poulet a de nouveau flambé en Algérie, au point de devenir un produit difficile d’accès pour une partie des consommateurs. À Alger, comme dans les autres grandes villes du pays, le kilo se vend désormais entre 560 et 600 DA dans certaines boucheries, tandis que l’escalope atteint jusqu’à 1 200 DA le kilo.
Cette hausse rapide intervient dans un contexte de tension sur la filière avicole. Les professionnels avancent plusieurs explications : l’augmentation du coût des aliments pour volaille, des charges de production plus lourdes et l’effet de la chaleur sur les élevages. Sur le marché, ces tensions se traduisent par une progression brutale des prix, ressentie aussi bien par les ménages que par les commerçants.
Une situation qui inquiète
La restauration commence elle aussi à subir l’effet de cette flambée. Plusieurs établissements, notamment des fast-foods, ont revu leurs tarifs à la hausse. D’autres ont préféré ralentir leur activité ou prolonger leur fermeture estivale, afin d’éviter de vendre à perte. Le phénomène illustre la fragilité d’un marché où la viande blanche joue un rôle central dans l’offre alimentaire quotidienne.
Le groupe public Agrolog a annoncé l’injection de poulet congelé sur le marché pour tenter de calmer la hausse. Pour l’heure, l’impact reste limité et les prix demeurent élevés dans les points de vente. Le produit reste disponible, mais à des niveaux qui le rendent moins accessible pour de nombreux foyers.
Cette nouvelle flambée relance aussi les interrogations sur la gestion de la filière avicole. Chaque été, les mêmes signaux de tension reviennent : hausse des coûts, pression sur l’offre et absence de mécanismes de stabilisation durables. Pour les consommateurs, le constat est simple : le poulet n’est plus la viande bon marché qu’il était encore il y a quelques mois.


