Énergies renouvelables : Adjal inaugure 400 MW solaires et entrouvre la piste d’un câble sous-marin

Maghreb Emergent
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Inauguration, lundi 18 mai 2026, d'une centrale photovoltaïque à El Meghaier ©Ministère des énergies renouvelables

Quatre cents mégawatts en une journée. Mourad Adjal, ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, a inauguré hier lundi 18 mai à Biskra et à El Meghaier deux centrales photovoltaïques de 200 MW chacune.

Les deux sites, Bouchegouf dans la wilaya de Biskra et Tindla à El Meghaier, constituent la première tranche d’un programme national de 3 200 MW réparti sur quinze sites, avec une date-butoir fixée à 2030. Bouchegouf avait posé sa première pierre le 22 avril 2024. Le chantier a mobilisé 400 hectares, vingt-trois sous-champs photovoltaïques, 379 000 panneaux. Tindla, lancée le 25 mars 2024, tient la même puissance sur une emprise plus resserrée. Six cents emplois temporaires pendant les travaux. Quelques dizaines de postes fixes à l’exploitation. Le ministère n’a pas précisé combien exactement.

Adjal a saisi la cérémonie pour élargir le propos. L’Algérie, a-t-il soutenu, a les conditions naturelles et industrielles pour devenir «un hub régional de l’énergie propre», adossée au gisement solaire saharien et aux 25 000 MW déjà gérés par Sonelgaz. Chaque mégawattheure injecté depuis le désert libère du gaz naturel que les centrales thermiques n’auront pas à brûler, autant de molécules disponibles pour les exportations par gazoduc et en GNL. La consommation intérieure de gaz a dépassé 50 milliards de mètres cubes annuels. L’équation tient sur le papier.

Il a aussi évoqué un câble sous-marin d’export d’électricité, conduit avec des partenaires européens et africains non identifiés. Des études de faisabilité circulent depuis 2022 sur des interconnexions HVDC vers l’Italie ou l’Allemagne, en concurrence avec SoutH2 Corridor et MedLink. Ni calendrier ni partenaire industriel n’ont été confirmés lundi.

Bouchegouf est censée stabiliser le réseau dans le sud-est, sous tension depuis plusieurs années entre croissance démographique, périmètres agricoles irrigués et nouvelles unités industrielles. Tindla couvre un périmètre analogue dans la wilaya d’El Meghaier, créée en 2019, toujours mal dotée en capacités de production.

Le ministère n’a rien dit sur les retards. Le programme 3 200 MW a accumulé près de dix-huit mois de glissement, plusieurs lots renégociés en 2025. Les treize centrales restantes doivent être livrées avant fin 2027. Vingt mois.

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