Exportations hors hydrocarbures: entre avancées concrètes et défis logistiques

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Exportations hors hydrocarbures en Algérie

Malgré une évolution ces dernières années, les exportations algériennes demeurent toujours plombées par quelques problèmes structurels qui affectent les entreprises. En marge de la tenue du salon de l’agroalimentaire IFSA Africa 2026, du 9 au 11 juin, à Tunis, Monsieur Boulmerka Tarek, PDG de la Grande Vinaigrerie Constantinoise et président de l’Association nationale des exportateurs algériens, a dressé un état des lieux lucide du secteur des exportations en Algérie. Entre l’amélioration progressive du climat des affaires et la persistance de contraintes structurelles, le chemin de l’internationalisation se dessine de manière constructive.

Pour les opérateurs économiques algériens, l’accès aux marchés internationaux a connu des évolutions notables au cours des dernières années. Si les débuts de l’activité ont été particulièrement difficiles, la situation s’est nettement améliorée, selon Boulmerka Tarek. Un meilleur accès aux financements bancaires a notamment permis, dans ce contexte, de réaliser les études indispensables et de finaliser plusieurs projets d’investissement. Présente à l’export depuis plusieurs années dans des pays européens et africains, son entreprise ambitionne désormais d’accélérer son développement sur le continent, en s’appuyant sur les opportunités offertes par l’adhésion de l’Algérie à la Zone de libre-échange continentale africaine, la ZLECAf.

Cependant, le secteur continue de faire face à des défis majeurs, en particulier en matière de logistique et de procédures réglementaires. Le président de l’association rappelle que la fiabilité des délais de livraison constitue un élément essentiel pour les clients étrangers, où les importateurs exigent un approvisionnement régulier. D’après lui, l’accès au foncier économique demeure un autre point à optimiser, celui-ci devant être davantage orienté vers les porteurs de projets et les investisseurs capables de développer une réelle activité productive, génératrice de richesse et d’emplois.

L’un des points clés de cette analyse réside dans le fait que la réussite à l’international ne dépend pas uniquement des pouvoirs publics. Les exportateurs eux-mêmes doivent faire preuve de professionnalisme et assumer leurs responsabilités. Selon Monsieur Boulmerka, le non-respect des contrats ou des délais de livraison peut nuire gravement à l’image de l’ensemble des entreprises algériennes à l’étranger. Pour s’adapter aux exigences internationales, l’effort doit aussi venir de l’intérieur par le biais de l’investissement dans la recherche, le développement et l’intégration des nouvelles technologies ou de l’intelligence artificielle, indispensables pour innover et standardiser les emballages.

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