Sonatrach a fixé son prix du propane à 825 dollars la tonne pour novembre, soit 155 dollars de plus qu’en octobre, et celui du butane à 1 050 dollars, en hausse de 300 dollars. Les négociants ramènent ces augmentations à 23 % pour l’un et à 40 % pour l’autre.
Le groupe saoudien a porté son propane à 720 dollars la tonne, soit 40 dollars de plus, et son butane à 780 dollars, soit 50 dollars de plus. Les négociants expliquent ce mouvement par une demande saisonnière plus forte et une offre limitée sur les marchés mondiaux. Les prix d’Aramco guident les contrats entre le Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique, ceux de Sonatrach les approvisionnements de la Méditerranée et de la mer Noire, Turquie comprise, et l’Algérie est le deuxième exportateur mondial de GPL, derrière les États-Unis. Le GPL alimente les véhicules et les chauffages, avant de servir de matière première à la pétrochimie.
Un écart qui se creuse avec Aramco
En octobre, le propane algérien, à 670 dollars, se vendait encore 10 dollars sous celui d’Aramco, à 680 dollars, et le butane, à 750 dollars, ne dépassait le sien, à 730 dollars, que de 20 dollars. En novembre, Sonatrach se place 105 dollars au-dessus pour le propane et 270 dollars pour le butane.
Cette envolée prolonge celle d’octobre, où Alger avait déjà relevé ses tarifs de 20 % à 23 %. En deux mois, le propane algérien a pris 265 dollars la tonne et le butane 440 dollars.
Ces prix officiels, fixés chaque mois, concernent les ventes à l’international et ne se répercutent pas automatiquement sur la bouteille de butane vendue aux ménages algériens.
Le butane algérien affiche désormais 225 dollars de plus que le propane, contre 80 dollars en octobre.



