Sept périmètres à saisir : l’Algérie invite les compagnies azerbaïdjanaises au Bid Round 2026

En marge du GECF à Moscou, Mohamed Arkab s’est entretenu lundi avec son homologue azerbaïdjanais, Parviz Shahbazov, et a invité les compagnies de son pays à répondre au Bid Round 2026.

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Mohamed Arkab et Parviz Shahbazov en marge de la 28e réunion ministérielle du GECF, à Moscou, le 26 octobre 2026. ©Ministère des hydrocarbures
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Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, a rencontré lundi 26 octobre son homologue en marge de la 28e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz. Les deux hommes ont fait le point sur une coopération qu’ils jugent amicale et excellente, et se sont félicités de l’élan que les présidents Abdelmadjid Tebboune et Ilham Aliyev ont donné aux relations bilatérales. Ils ont aussi évoqué les préparatifs de la prochaine session de la commission mixte intergouvernementale algéro-azerbaïdjanaise de coopération commerciale, économique, scientifique et technique, et ont insisté sur des rencontres plus fréquentes entre experts afin de définir des projets concrets.

La coopération pourrait toucher les services aux puits, le développement des champs, le transport des hydrocarbures, le raffinage et la pétrochimie, et passer aussi par la formation des personnels. Arkab a toutefois lancé une invitation précise aux entreprises azerbaïdjanaises, celle de participer à l’Algeria Bid Round 2026, qui porte sur sept périmètres d’exploration.

Lancé le 19 avril par l’Alnaft, l’appel à concurrence représente environ 1,8 milliard de barils de ressources cumulées, selon l’agence. Six périmètres seront attribués par contrats de partage de production et le septième par contrat de participation. Les données géologiques sont consultables depuis le 1er juin sur une plateforme numérique, ce que l’Alnaft présente comme une première.

Les deux ministres ont enfin échangé sur l’évolution des marchés pétrolier et gazier, et plaidé pour la poursuite de la concertation au sein de l’Opep et de l’Opep+, comme du GECF, afin de préserver la stabilité des marchés et la sécurité des approvisionnements.

Des intentions à transformer en contrats

Le dossier Sonatrach-SOCAR figurait déjà, d’après Interfax, au menu des rencontres en avril puis début septembre. Le volet commercial le plus concret dont la presse a fait état concerne la raffinerie d’Augusta, en Italie, où SOCAR a obtenu en mai l’autorisation de livrer à long terme du brut Azeri Light à Sonatrach Raffineria Italiana, dans le cadre d’un mémorandum pétrolier et gazier ratifié par décret présidentiel.

Côté algérien, tout dépendra du nombre d’offres déposées. Plus de cinquante compagnies avaient manifesté leur intérêt avant l’été, mais l’attractivité réelle du round ne se mesurera qu’au dépôt des plis. L’enjeu est aussi productif, puisque le pays a sorti 995 000 barils par jour en juillet selon l’Opep, contre une moyenne de 905 000 en 2024, pour un plafond Opep+ de 1,007 million. À l’ouverture du NAPEC à Oran, le ministre réclamait des partenariats concrets et rapides à mettre en œuvre, sur la récupération assistée, la numérisation et le transfert de technologie, qui sont les priorités de Sonatrach pour ses champs matures.

Le cadre juridique reste la loi 19-13, que le ministre présente comme plus attractive pour les opérateurs. L’édition 2024, la première depuis 2014, avait préqualifié vingt entreprises internationales avant l’attribution de cinq licences à des groupes étrangers.

Le calendrier a bougé en cours de route. L’Alnaft avait fixé au 26 novembre le dépôt des offres et au 31 janvier 2027 la signature des contrats, mais Arkab a annoncé à Oran des offres en janvier 2027 et des contrats en mars, soit deux mois seulement entre les deux étapes. 

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