Investir en Afrique : où se situe l’Algérie face au Maroc, à l’Égypte et à la Tunisie ?

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Le classement 2026-2027 de l’attractivité des investissements en Afrique, établi par la banque sud-africaine RMB. (Illustration)
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Dans son nouveau rapport « Where to Invest in Africa 2026-2027 », la banque sud-africaine Rand Merchant Bank (RMB) a évalué 31 économies africaines à travers 20 indicateurs. L’étude prend notamment en compte les performances économiques, l’accès aux marchés, l’innovation, le climat d’investissement et le développement humain. Elle intègre également une analyse de la résistance des économies face aux chocs.

Le classement place les Seychelles en première position, suivies de Maurice et de l’Égypte. Le Maroc arrive au quatrième rang après avoir gagné une place. L’Algérie occupe la huitième position, contre la septième dans l’édition précédente. La Tunisie se classe, quant à elle, au treizième rang. Ces résultats ont notamment été rapportés par le média Al Araby Al Jadeed.

L’Algérie recule à la huitième place malgré la résilience des hydrocarbures

L’Algérie perd une place dans ce classement consacré à l’attractivité des investissements en Afrique. Elle obtient un score de 0,16 et passe du septième au huitième rang entre les éditions 2025-2026 et 2026-2027.

Le rapport souligne le rôle des revenus des hydrocarbures dans la capacité du pays à résister aux chocs économiques. Les réserves de change couvrent l’équivalent de 18 mois d’importations. Un élément qui constitue une marge de sécurité face aux fluctuations économiques internationales.

Mais cette résistance ne suffit pas à améliorer le positionnement du pays. La dépendance de l’économie algérienne aux matières premières reste élevée. Elle atteint 90 %, selon les données présentées dans le rapport.

L’étude insiste ainsi sur la nécessité de poursuivre la diversification économique. Le développement de nouveaux secteurs et de sources de revenus hors hydrocarbures apparaît comme un facteur important pour renforcer l’attractivité de l’Algérie sur le long terme.

Le Maroc progresse, l’Égypte reste sur le podium et la Tunisie recule

La situation est différente pour le Maroc. Le royaume gagne une place et se hisse au quatrième rang africain, avec un score de 0,42. Cette progression est notamment liée à la croissance économique, à la diversification des exportations, à l’industrialisation et aux investissements dans les infrastructures.

Le rapport relève également les performances de l’industrie automobile marocaine. Le secteur a produit près de 502 000 véhicules en 2025, soit 40,8 % de la production automobile africaine. Les investissements directs étrangers ont aussi progressé, atteignant 3,3 milliards de dollars en 2025, en hausse de 91 % sur un an.

L’Égypte conserve, pour sa part, la troisième place avec un score de 0,48. Elle maintient ainsi sa position parmi les trois économies africaines les mieux classées pour la troisième année consécutive. Le rapport met en avant la taille de son marché, son PIB et ses capacités institutionnelles.

La Tunisie connaît une évolution moins favorable. Elle occupe la treizième place avec un score de 0,13, après avoir perdu une position en un an. Elle figurait encore au septième rang dans l’édition 2024-2025. Le rapport relève notamment le poids de sa dette publique, estimée à 84 % du PIB, ainsi que des réserves de change couvrant un peu plus de trois mois et demi d’importations.

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