Législatives 2026 : Jil Jadid dénonce le rejet massif de ses candidatures à la veille de l’Aïd

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Le parti Jil Jadid a vivement dénoncé le rejet de plusieurs de ses candidatures aux prochaines élections législatives prévues le 2 juillet 2026, accusant l’administration électorale de chercher à entraver sa participation au scrutin.

Dans un communiqué publié ce mercredi, la formation politique dirigée par Lakhdar Amokrane affirme que l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a rejeté de nombreuses candidatures déposées par le parti, aussi bien sur le territoire national que dans certaines circonscriptions de la diaspora algérienne à l’étranger.

Selon Jil Jadid, ces décisions ont été notifiées « à la veille de l’Aïd el-Adha », une temporalité que le parti juge particulièrement problématique. Il estime que cette période complique fortement, voire rend pratiquement impossible, la réorganisation des listes ou le dépôt de recours dans les délais légaux impartis.

Le parti dénonce ainsi une « manœuvre politique délibérée » et affirme que ces rejets s’inscrivent dans « un contexte révélant une volonté manifeste d’entraver » sa participation aux législatives.

Des motifs jugés “vagues” et “diffamatoires”

Dans son communiqué, Jil Jadid conteste également les arguments avancés par l’administration pour justifier ces invalidations.

Le parti affirme que certains de ses responsables auraient été décrits comme étant « connus pour leur lien avec des activités suspectes ». Une formulation que Jil Jadid juge particulièrement grave en l’absence, selon lui, de preuves matérielles ou de décisions judiciaires émanant d’une juridiction compétente.

La formation politique considère ces accusations comme « diffamatoires » et estime qu’elles portent atteinte à l’honneur et à la réputation des personnes concernées. Elle soutient qu’un tel motif ne peut légalement justifier le rejet de candidatures dans un État de droit.

Jil Jadid insiste par ailleurs sur le fait que les militants concernés sont des cadres reconnus et légalement désignés au sein du parti. Il rappelle qu’ils ont été nommés conformément aux statuts de la formation politique et validés lors du congrès extraordinaire du 6 décembre 2025 ainsi qu’au cours de la 29e session ordinaire du Conseil national tenue le 19 décembre 2025.

Le parti souligne également que toutes ces désignations ont été officiellement enregistrées auprès du ministère de l’Intérieur, ce qui confère, selon lui, une pleine légitimité aux candidats écartés.

Plus de 850 listes validées pour les législatives

Avec le dépôt des dossiers de candidature, les partis politiques et les candidats indépendants ont franchi la dernière étape avant la campagne électorale des législatives du 2 juillet prochain.

Au total, 854 listes — dont 788 en Algérie et 66 à l’étranger — ont été déposées pour briguer les 407 sièges de l’Assemblée populaire nationale (APN), selon les chiffres communiqués par l’ANIE. Les sièges sont répartis sur 77 circonscriptions électorales, dont 69 au niveau national et 8 pour la communauté nationale établie à l’étranger.

Les listes déposées proviennent majoritairement des partis politiques avec 649 listes en Algérie et 59 à l’étranger, contre 138 listes d’indépendants sur le territoire national et 6 à l’étranger. Deux listes seulement ont été déposées sous forme d’alliance.

Parmi les partis engagés dans la course, le Front El Moustakbal arrive en tête avec 76 listes déposées, dont 68 en Algérie et 8 à l’étranger. Il devance de peu le Front de libération nationale et le Rassemblement national démocratique, qui ont chacun présenté 75 listes, réparties entre 69 listes nationales et 6 à l’étranger.

Selon l’ANIE, 34 partis politiques participent au scrutin. Dans ce paysage électoral déjà très concurrentiel, Jil Jadid estime que le rejet d’une partie de ses candidatures risque d’affecter sa présence dans plusieurs circonscriptions, raison pour laquelle le parti annonce vouloir déposer des recours devant les juridictions administratives compétentes.

La formation assure qu’elle utilisera tous les mécanismes prévus par la loi électorale afin de défendre ses candidats et maintenir sa participation au scrutin du 2 juillet. Elle affirme enfin vouloir poursuivre son action politique « pacifique et organisée » au service des citoyens algériens et de la construction d’un État de droit.

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