Législatives : l’équité du processus pour la diaspora sous le feu de la critique

Mecipsa Amokrane
2 min de lecture
À chaque élection, le faible nombre de votants dans la wilaya de Tizi Ouzou constitue un défi pour les candidats.

À moins de deux mois des élections législatives prévues le 2 juillet 2026 en Algérie, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer certaines conditions d’organisation du scrutin, dont celles concernant les candidats établis à l’étranger.

Dans un communiqué daté du 5 mai 2026, le parti Jil Jadid a critiqué la publication tardive du découpage électoral des circonscriptions de la diaspora, intervenue le 4 mai. Selon le parti, ce calendrier place les candidats concernés dans une situation défavorable, en leur laissant un délai réduit pour constituer et déposer leurs dossiers de candidature.

Le découpage électoral constitue, en effet, une étape préalable essentielle, puisqu’il conditionne la constitution des listes, la conformité aux critères réglementaires et l’ensemble des démarches administratives. Or, contrairement aux candidats résidant sur le territoire national, qui ont bénéficié de délais plus étendus, ceux de la diaspora doivent composer avec un calendrier resserré.

Dans son communiqué, Jil Jadid estime que cette situation pourrait porter atteinte à plusieurs principes fondamentaux du processus électoral, notamment l’égalité des chances entre candidats et la sincérité du scrutin. Le parti considère que cette différence de traitement pourrait constituer une irrégularité susceptible d’affecter la régularité des élections dans les circonscriptions à l’étranger.

Au-delà du constat, la formation politique appelle l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) à prendre des mesures correctives. Parmi les propositions formulées figurent l’octroi d’un délai supplémentaire pour le dépôt des candidatures à l’étranger, la simplification des démarches administratives via les consulats, ainsi que l’allègement de certaines exigences documentaires difficiles à satisfaire pour les ressortissants vivant hors du pays.

D’autres acteurs politiques ont également exprimé des réserves sur le déroulement du processus électoral. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a dénoncé, deux jours plutôt, un manque de transparence dans certains aspects de l’organisation, notamment en ce qui concerne la répartition des sièges pour la diaspora.

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