Tourisme à Béjaïa : les hôtels lancent une campagne de recrutement massive avant l’été 2026

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La wilaya de Béjaïa connaît une important vague de recrutement dans son secteur touristique. En effet, plusieurs hôtels et complexes de loisirs lancent actuellement des appels à candidatures pour renforcer leurs équipes avant l’été. Parmi eux, l’hôtel Lalla Daouia à El Kseur, l’hôtel Saldae à Béjaïa, et le complexe touristique de Béni Ksila cherchent activement du personnel. Même le Paradise Beach Club de Tichy recrute une équipe digitale complète pour la saison 2026.

Ces hôtels jouent un rôle économique majeur dans la région. Ils génèrent des revenus directs pour les familles locales. Ils dynamisent également les commerces, les transports et l’artisanat environnants. Selon les experts du tourisme, chaque emploi créé dans un hôtel entraîne en moyenne deux à trois emplois indirects dans l’économie locale. Ainsi, la saison estivale représente une opportunité économique réelle pour des milliers de Béjaouis.

Les postes proposés couvrent un large spectre. On trouve des profils classiques comme les serveurs, les plongeurs et les agents de housekeeping. On trouve aussi des postes qualifiés tels que les comptables, les managers d’exploitation et les responsables de cafétéria. Certains hôtels vont plus loin. Le Paradise Beach Club recrute des créateurs de contenu, des photographes et des monteurs vidéo. Cette diversification montre que le secteur hôtelier se modernise et s’adapte aux exigences du tourisme contemporain.

Toutefois, les saisonniers dénoncent des conditions de travail difficiles

Cependant, derrière cette dynamique encourageante, une réalité moins reluisante persiste. De nombreux employés saisonniers des hôtels et des plages de la wilaya se plaignent régulièrement de leurs conditions de travail. Ces témoignages reviennent chaque été avec une constance alarmante.

D’abord, la durée légale du travail n’est souvent pas respectée. Des saisonniers affirment travailler dix à douze heures par jour, sans compensation ni repos hebdomadaire garanti. La loi algérienne fixe pourtant la durée légale à quarante heures par semaine. Or, en pleine saison, certains employeurs ignorent cette règle. Les travailleurs, pressés d’accepter n’importe quelle condition pour décrocher un poste, n’osent pas protester.

Ensuite, la question des salaires reste un problème central. Plusieurs saisonniers signalent des rémunérations inférieures au salaire national minimum garanti (SNMG). D’autres reçoivent leur paie avec des retards importants. Certains n’obtiennent aucun contrat de travail écrit. Cette situation les prive de toute protection juridique et les expose à des abus répétés.

Par conséquent, le développement du secteur hôtelier à Béjaïa ne peut pas se faire au détriment des droits des travailleurs. Les autorités locales, l’inspection du travail et les organisations syndicales doivent renforcer leurs contrôles. Les employeurs, de leur côté, ont la responsabilité de proposer des contrats clairs et des conditions dignes.

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