Marché pétrolier : l’AIE alerte sur une aggravation de la pénurie mondiale de pétrole en 2026

Maghreb Emergent
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Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE, à l'entrée du siège de l'agence à Paris. (DR)
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L’Agence internationale de l’énergie a averti, dans son rapport mensuel publié ce vendredi, que la pénurie d’approvisionnement pétrolier mondial pourrait s’aggraver en 2026. L’offre et la demande de pétrole devraient reculer plus fortement que prévu, tandis que le retour des flux pétroliers du Moyen-Orient à leurs niveaux normaux est désormais repoussé à 2027, faute de progrès dans le règlement de la guerre américano-iranienne.

Selon l’agence, qui conseille les pays industrialisés, l’offre mondiale de pétrole devrait désormais chuter d’environ 5,7 millions de barils par jour cette année, soit près de 6 %, contre une précédente estimation de 4 %. Les stocks mondiaux ont pour leur part reculé de 3,1 millions de barils par jour au mois d’août, selon la presse spécialisée. L’AIE souligne que ces réserves ont, jusqu’à présent, joué un rôle déterminant dans le maintien de l’équilibre du marché, alors que la hausse des prix des carburants intervient dans un contexte de pressions croissantes sur l’offre mondiale.

Des marges de sécurité en recul

L’agence met en garde contre l’épuisement progressif des stocks stratégiques, qui a longtemps servi d’amortisseur face aux chocs d’approvisionnement. Le système mondial de raffinage, de son côté, fonctionne déjà à la limite de ses capacités. Cette conjonction accroît, selon l’AIE, l’urgence de trouver une issue au conflit au Moyen-Orient, mais aussi à la guerre russo-ukrainienne, entrée dans sa cinquième année.

L’absence de progrès dans le règlement de ces deux conflits pourrait, prévient l’agence, aggraver la pénurie sur le marché pétrolier mondial, à mesure que se réduisent les marges de sécurité qu’offraient jusqu’ici les stocks et les capacités de raffinage.

L’AIE estime que les conditions actuelles rendent la recherche de solutions à ces conflits plus pressante que jamais, seule voie susceptible d’éviter une aggravation des tensions sur les approvisionnements pétroliers mondiaux.

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