Migrants : plus de mille morts depuis janvier en Méditerranée

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Un membre du Croissant-Rouge tient un sac contenant le corps d'un migrant mort dans un naufrage au large des côtes libyennes en octobre 2025

La Méditerranée demeure en ce début d’année 2026 la route migratoire la plus meurtrière au monde. Selon les données de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de mille migrants sont morts ou portés disparus depuis le mois de janvier en tentant de rejoindre les côtes européennes.

Ces chiffres proviennent du projet Missing Migrants, une base de données mondiale qui recense les décès et disparitions de migrants sur les routes migratoires à partir de sources officielles, d’ONG et de médias. Le projet fournit des chiffres minimaux fiables tout en soulignant que le bilan réel est probablement plus élevé en raison des naufrages non documentés.

Les données disponibles au début du mois d’avril faisaient état d’environ mille victimes en Méditerranée en seulement trois mois, un niveau particulièrement élevé qui confirme la dangerosité persistante de cette traversée. La majorité de ces décès est enregistrée sur la route centrale reliant l’Afrique du Nord à l’Italie, considérée comme la plus risquée en raison de la longueur du trajet, de la vétusté des embarcations et de la fréquence des départs depuis des zones instables.

Informations fragmentaires sur la route algérienne

Sur la façade occidentale de la Méditerranée qui concerne directement l’Algérie, les informations restent fragmentaires. Les traversées vers l’Espagne existent et sont documentées, mais les données consolidées demeurent limitées.

L’Organisation internationale pour les migrations recense également des morts et des disparus sur ce parcours, mais ne publie pas à ce stade de chiffre détaillé permettant d’isoler précisément les départs depuis les côtes algériennes. Cette absence de statistiques tient à la dispersion des points de départ et au caractère souvent invisible de certaines disparitions en mer.

Les autorités espagnoles signalent régulièrement des arrivées de migrants partis d’Algérie, notamment vers les Baléares ou le littoral andalou, ce qui atteste de l’existence de cette route sans pour autant permettre d’en mesurer avec précision le coût humain. Les drames qui s’y produisent sont le plus souvent connus de manière ponctuelle à travers des opérations de sauvetage ou des témoignages de familles, sans qu’un bilan global fiable puisse être établi.

Selon des estimations non officielles des forces de sécurité, rapportées par El Confidencial, environ 14 000 personnes auraient quitté les côtes algériennes par mer à destination de l’Espagne en 2025. Parmi elles, environ 9 500 seraient des ressortissants algériens,, le reste étant principalement composé de migrants subsahariens, dont 1 700 Somaliens. Toujours selon ces sources, 1 037 personnes sont mortes ou portées disparues sur la route migratoire algérienne en 2025, d’après l’ONG « Caminando Fronteras..

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