Le premier texte, enregistré sous l’arrêté numéro 3310, cible directement la circulation nocturne des motocycles, désormais interdits de rouler sur tous les axes routiers de la wilaya entre 22h00 et 07h00 du matin. Par cette mesure, les autorités entendent endiguer la prolifération des rodéos urbains et des excès de vitesse qui mettent en danger les usagers, tout en mettant fin aux nuisances sonores excessives dénoncées par les riverains. Ce contrôle accru vise également à tarir l’usage des deux-roues dans les vols à l’arraché et les agressions nocturnes. Tout contrevenant s’expose à la mise en fourrière immédiate de son véhicule pour une durée de 15 jours, une sanction réglementaire qui sera doublée en cas de récidive.
Les réseaux de trafic de métaux ciblés
Dans le même esprit, l’arrêté numéro 3311 interdit formellement le déplacement de câbles en cuivre et de leurs débris à travers le territoire de la wilaya, sous peine de l’application rigoureuse des sanctions légales en vigueur. Cette interdiction nocturne cible clairement les réseaux organisés de trafic de métaux qui vandalisent régulièrement les infrastructures publiques, notamment celles d’Algérie Télécom et de Sonelgaz, empêchant ainsi le transfert discret des matériaux volés vers les lieux de recel.
Entraver les passeurs
Le volet maritime et littoral fait également l’objet d’un encadrement strict via deux autres décisions sectorielles majeures. L’arrêté numéro 3312 interdit le transport terrestre des bateaux de plaisance durant la nuit, spécifiquement de 20h00 à 06h00 du matin, prévoyant des poursuites ainsi que la saisie de l’embarcation pour une période de 30 jours en cas d’infraction. Au-delà des risques d’accidents liés au déplacement de larges embarcations sur des routes côtières peu éclairées, cette mesure constitue surtout un levier de lutte contre l’émigration clandestine.
En bloquant la logistique nocturne des remorques, les forces de sécurité cherchent à couper les voies d’approvisionnement des passeurs qui acheminent les embarcations vers des plages isolées pour organiser la Harga. En parallèle, et pour des motifs de sécurisation similaires, l’arrêté numéro 3313 suspend l’ensemble des activités et manifestations en mer et sur la plage de l’île « Paloma », qui relève de la commune de Bousfer.
Selon les services de sécurité, toutes les dispositions administratives et opérationnelles ont été déployées pour l’application immédiate de ces décisions, qui sont entrées en vigueur dès leur date de signature.


