Poulet en Algérie : Les prix repartent à la hausse

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Après une courte accalmie, les prix du poulet repartent à la hausse en Algérie. En l’espace de quatre jours seulement, les cours ont bondi de 30 dinars à tous les niveaux de la chaîne de commercialisation.

Le prix du poulet vivant est de nouveau en tension. Dans les poulaillers, le kg s’échange désormais entre 280 et 290 dinars, contre 250 à 260 dinars il y a quelques jours à peine. Une hausse de 30 dinars en moins d’une semaine, qui reflète une nervosité persistante sur ce marché sensible.

Au détail, le poulet vivant s’affiche entre 320 et 340 dinars le kg. Chez les bouchers, le poulet déplumé atteint quant à lui 400 à 420 dinars le kg, alors qu’il se négociait encore à 380 dinars la semaine dernière. Une progression rapide qui pèse directement sur le budget des ménages algériens.

L’Offre et la Demande, Seuls Maîtres des Prix

Comment expliquer cette hausse soudaine ? La réponse est simple selon les professionnels du secteur. La demande a repris de la vigueur après le creux habituel qui suit l’Aïd El-Fitr. « La consommation repart progressivement, et l’offre disponible ne suit pas encore », confie un aviculteur interrogé. Cette légère tension entre l’offre et la demande a suffi à faire remonter les cours. Une équation classique, observée dans tous les marchés à prix libres, c’est-à-dire non réglementés par l’État.

L’Informel, Talon d’Achille de la Filière Avicole

Au-delà de la conjoncture, cette volatilité des prix du poulet révèle une fragilité structurelle. L’aviculture algérienne reste largement dominée par le secteur informel. Cette réalité rend l’organisation de la filière particulièrement difficile. En l’absence de mécanismes de régulation transparents, les prix restent exposés à la moindre fluctuation de la demande.

Pourtant, l’État n’est pas resté inactif. Ces dernières années, les pouvoirs publics ont multiplié les interventions pour stabiliser le marché. Parmi les mesures phares, l’État a confié à l’Office National des Aliments du Bétail (ONAB) le rachat des surplus de production afin d’éviter l’effondrement des prix à la production. Il a également encadré le prix de l’aliment de bétail, qui constitue le principal poste de charge des éleveurs. Par ailleurs, les pouvoirs publics ont eu recours à l’importation de poulet congelé, notamment en provenance du Brésil, dans le but de peser sur les prix à la consommation.

Toutefois, ces mesures n’ont pas suffi à apporter une stabilité durable. Tant que l’informel continuera de dominer la filière, les prix du poulet resteront soumis à une volatilité chronique, au détriment du consommateur algérien.

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