Les prix du poulet vivant reculent en ce mois d’avril. Une bonne nouvelle pour les consommateurs, après plusieurs semaines de tension sur le marché de la volaille.
Les prix du poulet vivant sont en baisse. Sur les marchés de gros, c’est-à-dire directement dans les poulaillers, le kilogramme s’affiche désormais entre 250 et 260 dinars. Il y a encore trois semaines, lors de la première semaine d’avril, ce même kilogramme se négociait autour de 280 à 290 dinars. La baisse atteint donc 30 dinars environ.
Au détail, la tendance est identique. Le poulet vivant se vend aujourd’hui entre 280 et 300 dinars le kilogramme, contre 310 à 330 dinars début avril. Là aussi, le recul est d’environ 30 dinars. Les consommateurs le ressentent directement dans leur budget.
Pourquoi les prix du poulet baissent-ils ?
Deux facteurs expliquent ce repli. D’abord, la production avicole augmente naturellement en cette période de l’année. Les éleveurs intensifient leurs cycles d’élevage au printemps, ce qui gonfle l’offre disponible sur le marché.
Ensuite, et c’est déterminant, la demande chute. Le Ramadhan et l’Aïd El Fitr sont passés. Or, ces deux occasions religieuses génèrent chaque année une forte pression sur le marché de la volaille. Poulet et dinde s’arrachent durant ces périodes. Une fois ces fêtes terminées, la demande se normalise. Le marché respire.
Pour les aviculteurs, ce niveau de prix n’est pas une mauvaise nouvelle. Selon un professionnel de la filière contacté, ces tarifs permettent de couvrir les charges de production tout en proposant un produit accessible au consommateur. C’est ce qu’on appelle un prix d’équilibre : ni trop bas pour l’éleveur, ni trop élevé pour l’acheteur.
La baisse pourrait se poursuivre
Cependant, la tendance baissière n’est pas terminée. Notre interlocuteur n’exclut pas une poursuite du repli dans les prochaines semaines. Plusieurs raisons à cela.
L’Aïd El Kbir approche. Lors de cette fête, le mouton domine les tables des Algériens. La demande pour le poulet recule donc mécaniquement. Par ailleurs, les vacances scolaires et universitaires sont proches. Les cantines, les restaurants universitaires et les établissements scolaires, qui représentent des débouchés importants pour la filière, fermeront leurs portes pour plusieurs semaines. Deux facteurs qui, combinés, pourraient accentuer la pression à la baisse sur les prix.


