Marché de la volaille en Algérie : Le prix du poulet amorce enfin sa décrue

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Après deux mois de tensions inflationnistes marquées, le marché de la volaille respire enfin. Les consommateurs algériens, éprouvés par une cherté persistante, constatent depuis deux jours une baisse sensible des tarifs du poulet vivant. Ce reflux ramène les prix à leurs niveaux d’avant le mois de Ramadhan. Cette tendance confirme une détente attendue sur l’un des produits de base les plus essentiels pour les ménages.

Une chute brutale sur les marchés de gros et de détail

La baisse des prix est désormais une réalité chiffrée. Sur les marchés de gros, le kilogramme de poulet vivant s’échange actuellement entre 270 et 280 dinars. Cette situation représente une chute significative de 40 à 60 dinars par rapport aux tarifs pratiqués il y a seulement une semaine, notamment le mardi 31 mars.

Au niveau du commerce de détail, la répercussion est immédiate. Les prix oscillent désormais entre 300 et 320 dinars le kilo. Par conséquent, cette tendance devrait toucher les boucheries dans les 24 à 48 heures. Le prix du poulet plumé et vidé connaîtra ainsi une baisse proportionnelle, au grand soulagement des bourses moyennes.

Un rééquilibrage tardif entre l’offre et la demande

Pourquoi cette baisse intervient-elle seulement maintenant ? Selon un aviculteur sollicité par Maghreb Emergent, ce retour à la normale est jugé tardif. « Logiquement, cette baisse aurait dû survenir au lendemain de l’Aïd El Fitr, célébré le 19 mars 2026 », explique-t-il. Cependant, plusieurs facteurs ont retardé ce processus.

La persistance des prix élevés durant les deux semaines suivant l’Aïd s’explique par la règle immuable de l’offre et de la demande. Durant les derniers jours du Ramadhan, les stocks disponibles ont été massivement épuisés. Ce vide a maintenu un déséquilibre temporaire sur le marché. Aujourd’hui, la situation change radicalement. De nouvelles productions arrivent à maturation et inondent les points de vente, augmentant ainsi l’offre globale de manière significative.

La volaille, dernier rempart du pouvoir d’achat

Il est crucial de rappeler que le poulet occupe une place centrale dans le modèle de consommation en Algérie. Face à une viande rouge dont les prix demeurent inaccessibles et un poisson souvent hors de portée, la volaille constitue la principale source de protéines animales pour une large partie de la population.

Le marché retrouve une certaine stabilité après une période de forte volatilité. Cette baisse des prix du poulet redonne un peu de souffle au pouvoir d’achat des citoyens. Les observateurs espèrent désormais que cette tendance se stabilisera durablement. Une régulation efficace des cycles de production reste la clé pour éviter de nouvelles flambées cycliques à l’avenir.

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