Sa dépouille a été rapatriée ce samedi: Mohamed Benchicou inhumé dans le silence

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Mohamed Benchicou inhumé dans le silence ce samedi 26 septembre 2026 . Source : Maghreb Emergent

La dépouille du journaliste et écrivain Mohamed Benchicou a été inhumée ce samedi, dans le silence, au cimetière de Garidi, à Kouba. Décédé jeudi 24 septembre à l’âge de 74 ans, il a été accompagné à sa dernière demeure par sa famille, ses proches et quelques anciens confrères.

Une cérémonie de recueillement s’est également tenue à la Maison de la presse Tahar-Djaout, dans une atmosphère sobre, loin de l’hommage que l’on aurait pu attendre pour une figure ayant profondément marqué la presse indépendante algérienne.

Cette faible mobilisation de la corporation a irrité les journalistes présents. Une fois encore, la question du déclin de la presse algérienne a été évoquée. Certains ont expliqué l’absence quasi totale de la nouvelle génération de journalistes — mais aussi de nombreux aînés — par le fait que la présidence de la République n’avait pas rendu public de message de condoléances, comme elle en a l’habitude dans de telles circonstances.

Pourtant, un représentant de la direction de la communication de la présidence de la République était présent à la Maison de la presse ainsi qu’au cimetière. Il s’agissait, en l’occurrence, du chargé de mission et ancien journaliste Abdelatif Belkaïm.

Mohamed Benchicou n’était pas un journaliste parmi d’autres. Fondateur et directeur du quotidien Le Matin, il avait incarné, au cours des années 1990 et au début des années 2000, une presse indépendante, combative et affranchie des tutelles institutionnelles ou autres.

Ses éditoriaux, ainsi que son ouvrage consacré à l’ancien président Abdelaziz Bouteflika, lui avaient valu une condamnation à deux années de prison ferme. La fermeture de son journal avait également marqué la fin d’une importante expérience de presse indépendante en Algérie.

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