Il a atteint 2000 DA: le prix de la banane hors de portée

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Le prix de la banane repart à la hausse en Algérie, avec des tarifs dépassant les 2 000 DA le kilogramme dans certaines régions.

La banane est en train de devenir un fruit inaccessible aux algériens. Après une première flambée durant l’été, suivie d’une baisse à la fin du mois d’août, les prix repartent à la hausse.

Dans certaines régions, le kilogramme dépasse désormais les 2 000 dinars. Le fruit devient même difficile à trouver. Pour certains consommateurs, la banane n’est plus un produit acheté régulièrement. Elle est réservée aux personnes qui en ont particulièrement besoin ou aux familles capables de supporter son prix.

Cette nouvelle flambée intervient quelques semaines seulement après une intervention des autorités pour tenter de rééquilibrer le marché.

De 750 à 420 DA avant une nouvelle flambée

Depuis la mi-juin, les prix de la banane avaient fortement augmenté. Le kilogramme avait atteint 650 dinars sur certains marchés de gros et jusqu’à 750 dinars dans le commerce de détail. Dans plusieurs localités, les prix avaient même dépassé les 1 000 dinars.

Fin août, la situation semblait pourtant s’améliorer. Le prix était revenu autour de 420 dinars le kilogramme après les nouvelles mesures prises pour encadrer l’importation et renforcer le contrôle du marché. Quelque 400 tonnes avaient notamment été mises sur le marché.

Mais cette accalmie n’a pas duré. « La banane est devenue introuvable sur le marché. Cela fait des semaines que je n’en ai pas exposé dans mes étals », témoigne un commerçant de Tizi Ouzou. « Je la trouve parfois au marché de gros à un prix qui dépasse 1 500 DA. À ce prix-là, je sais que personne n’en veut, sauf les personnes malades », ajoute-t-il, précisant qu’actuellement, sur le marché de détail, « elle est à 2 000 DA le kilo ».

Sur les réseaux sociaux, des consommateurs signalent également des prix encore plus élevés. Certains témoignages évoquent des tarifs pouvant atteindre 2 500 DA le kilogramme dans certaines régions.

Pourquoi les prix remontent-ils malgré les nouvelles mesures ?

La question se pose alors que le ministère avait annoncé un encadrement plus strict des importations. Les programmes d’importation devaient notamment respecter un prix plafond d’un dollar par kilogramme. Plus de 460 programmes avaient été approuvés, avec l’arrivée de nouveaux opérateurs sur le marché.

Le ministère avait également renforcé les contrôles sur l’ensemble de la chaîne de distribution. Fin août, les autorités annonçaient même un plafond de 420 DA pour le consommateur et des mesures contre les opérateurs vendant au-dessus de ce niveau.

Mais ces mesures semble deplacer le problème vers la disponibilité du produit. Lorsque les quantités diminuent fortement sur les marchés, les prix peuvent repartir à la hausse. Autrement dit comment expliquer un tel écart entre le prix d’importation encadré et les prix observés chez certains détaillants ?

Le dollar officiel était coté à environ 133,65 DA par la Banque d’Algérie le 24 septembre. Un dollar correspond donc à près de 134 DA au taux officiel, avant d’ajouter les frais liés au transport, à la conservation, aux droits et taxes et aux différentes étapes de distribution.

La question se pose alors que le ministère avait annoncé un encadrement plus strict des importations. Les programmes d’importation devaient notamment respecter un prix plafond d’un dollar par kilogramme. Plus de 460 programmes avaient été approuvés, avec l’arrivée de nouveaux opérateurs sur le marché.

Le ministère avait également renforcé les contrôles sur l’ensemble de la chaîne de distribution. Fin août, les autorités annonçaient même un plafond de 420 DA pour le consommateur et des mesures contre les opérateurs vendant au-dessus de ce niveau.

Mais ces mesures semblent déplacer le problème vers la disponibilité du produit. Lorsque les quantités diminuent fortement sur les marchés, les prix peuvent repartir à la hausse. Autrement dit : comment expliquer un tel écart entre le prix d’importation encadré et les prix observés chez certains détaillants ?

Le dollar était coté officiellement à environ 133,65 DA par la Banque d’Algérie le 24 septembre. Un dollar correspond donc à près de 134 DA au taux officiel, avant d’ajouter les frais liés au transport, à la conservation, aux droits et taxes et aux différentes étapes de distribution.

Le prix final ne peut donc pas être comparé directement au seul prix d’achat international. Mais avec une banane annoncée à plus de 2 000 DA le kilo dans certaines régions, l’écart mérite désormais d’être expliqué. Le niveau des stocks, les volumes réellement disponibles, les marges des différents intermédiaires et la distribution sont autant de points à examiner.

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