Le 21 avril 2026, deux jours après la diffusion d’un article intitulé « Algérie : les travailleurs de Divindus en colère », publié par Maghreb Émergent et relayé sur la page Facebook de Radio M, le Groupe Industries Locales DIVINDUS et sa filliale DIVINDUS ZI ont adressé un courrier officiel contestant plusieurs éléments de l’article. le document en notre pocession, apporte trois séries de précisions sur des points jugés « inexacts et exagérés » par la direction.
Sur les salaires, la direction affirme que les travailleurs des unités de gestion des zones industrielles relevant de la filiale DIVINDUS ZI « perçoivent régulièrement leurs salaires mensuellement » et qu’en certaines circonstances des avances ont même été consenties.
Sur la convention collective, selon le groupe, la convention collective au sein de DIVINDUS ZI « demeure en vigueur et continue de régir les relations de travail dans le respect des dispositions légales et réglementaires ».
Sur le transfert vers l’ANFI, l’opération de transfert vers l’Agence Nationale du Foncier Industriel (ANFI) « s’effectue sous la supervision des autorités compétentes » et « suit son cours normal dans un cadre organisé et maîtrisé », précise encore le courrier.
Précisions de la rédaction suite au droit de réponse du Groupe DIVINDUS
À la suite de la réception de ce courrier, et à la lumière des observations transmises, la rédaction de Maghreb Émergent tient à apporter les clarifications suivantes.
« Salaires impayés » : un amalgame que nous n’avons pas commis
La direction de DIVINDUS précise que les salaires sont versés « régulièrement chaque mois ». Notre article n’a à aucun moment évoqué des salaires impayés. La publication portait spécifiquement sur le non-paiement de primes, revendication distincte et centrale exprimée par les travailleurs lors des rassemblements de Sétif, Constantine et Sidi Bel Abbès.
« Réactivation effective » de la convention collective
Nous prenons acte de l’affirmation selon laquelle la convention collective « demeure en vigueur ». Notre article relayait toutefois une demande précise des employés, celle de sa « réactivation effective ». Pour les travailleurs concernés, l’existence juridique d’un texte ne garantit pas l’application concrète des accords de rémunération et de protection sociale qu’ils estiment suspendus.
Le transfert vers l’ANFI : une opération qui génère de l’inquiétude sur le terrain
La direction indique que le transfert vers l’Agence Nationale du Foncier Industriel suit son cours. Notre rédaction s’est fait l’écho de l’incertitude ressentie par le personnel, face à un projet dont les délais et l’impact sur leurs droits acquis suscitent une préoccupation majeure parmi les salariés.


