Prix des œufs en Algérie : y a-t-il vraiment un effondrement des prix ?

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Les prix des œufs ont-ils réellement connu un effondrement spectaculaire ces derniers jours en Algérie, comme l’affirment plusieurs publications relayées sur les réseaux sociaux ? La réponse est non.

Depuis plusieurs jours, certaines pages et comptes annoncent un recul brutal des prix, évoquant notamment un plateau de 30 œufs vendu à 230 ou 250 dinars. Pourtant, les observations effectuées sur le terrain ainsi que les données communiquées par les acteurs du marché ne confirment pas ces informations.

Certes, les prix des œufs ont enregistré une baisse depuis la fête de l’Aïd el-Adha célébrée le 27 mai dernier. Toutefois, cette diminution reste modérée. Elle ne correspond en aucun cas à un effondrement du marché.

Dans les principaux marchés de gros du pays, le plateau de 30 œufs s’échange actuellement entre 310 et 330 dinars. Avant l’Aïd, les prix évoluaient généralement entre 350 et 370 dinars. La baisse observée varie donc entre 30 et 40 dinars par plateau.

Sur les étals des commerces de proximité, les prix demeurent plus élevés. Ils oscillent actuellement entre 360 et 400 dinars le plateau selon les régions et les circuits de distribution. Là encore, les niveaux constatés sont très éloignés des montants annoncés sur certaines plateformes sociales.

Par ailleurs, les principales sources spécialisées qui suivent quotidiennement l’évolution du marché des œufs ne font état d’aucun effondrement des prix. Les professionnels interrogés décrivent plutôt un ajustement saisonnier classique.

Cette évolution s’explique principalement par les mécanismes habituels du marché. D’une part, la production augmente à cette période de l’année. D’autre part, la consommation des œufs recule généralement après l’Aïd. L’offre devient alors plus abondante que la demande, ce qui favorise naturellement une baisse des prix.

Cette situation se répète presque chaque année. Elle constitue un phénomène bien connu des éleveurs, des grossistes et des détaillants.

Pour vérifier les informations circulant sur les réseaux sociaux, nous avons contacté le gérant d’une supérette basée à Bouira. Son constat est sans équivoque.

« L’effondrement des prix annoncé sur les réseaux sociaux relève de rumeurs infondées », explique-t-il. Selon lui, la baisse est bien réelle, mais elle reste limitée. « Les prix n’ont jamais atteint les seuils annoncés par certaines publications », précise-t-il.

Ainsi, le marché des œufs connaît actuellement une correction ordinaire liée à l’équilibre entre l’offre et la demande. Les consommateurs profitent certes d’une légère détente des prix. Toutefois, les chiffres disponibles ne permettent pas de parler d’un effondrement spectaculaire comme le suggèrent certaines rumeurs largement relayées en ligne.

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