Une convention de coopération a été signée ce jeudi à Alger entre le groupe public Saïdal, le laboratoire indien de recherche et développement mondial ONCOSIMIS et la société indienne Fabtech Technology, dans le but de transférer la technologie pour la production de vaccins innovants en Algérie.
Selon un communiqué du ministère de l’Industrie pharmaceutique, cité par l’agence officielle, « la convention, dont la cérémonie de signature a été présidée par le ministre du secteur, Wassim Kouidri, prévoit le transfert de technologies innovantes au profit du groupe Saïdal afin de maîtriser la production de vaccins “probiotiques” innovants, destinés à un usage humain et vétérinaire, et ce pour la première fois en Algérie ».
Si ce communiqué souligne l’importance stratégique de l’accord, il reste toutefois avare en détails, notamment sur les volumes de production, les échéances ou encore les modalités concrètes du transfert technologique.
Oncosimis et Fabtech : deux profils complémentaires
Le partenariat repose sur deux acteurs indiens aux profils distincts mais complémentaires.
Oncosimis est une entreprise de biotechnologie basée à Hyderabad, spécialisée dans la recherche et le développement de médicaments biologiques, notamment des biosimilaires, des anticorps monoclonaux et des solutions thérapeutiques innovantes. Positionnée sur des segments de pointe, elle vise à rendre les traitements plus accessibles, en particulier dans les pays émergents.
Fabtech Technology, de son côté, est un groupe industriel reconnu dans l’ingénierie pharmaceutique. Basée à Mumbai, l’entreprise conçoit et réalise des unités de production clés en main, incluant équipements, salles blanches et infrastructures adaptées à la fabrication de médicaments et de vaccins. Elle intervient déjà dans plusieurs pays, dont l’Algérie, à travers des projets industriels.
À travers cet accord, Oncosimis devrait apporter l’expertise scientifique et technologique, tandis que Fabtech fournirait le savoir-faire industriel nécessaire à la mise en production locale.
Un objectif : produire localement et réduire la dépendance
Ce partenariat s’inscrit à l’évidence dans la stratégie de l’Algérie visant à développer une industrie pharmaceutique nationale plus autonome. L’objectif est de maîtriser localement la production de vaccins innovants, notamment probiotiques, afin de réduire la dépendance aux importations et de renforcer la sécurité sanitaire.
Il pourrait également ouvrir la voie à la création de nouvelles capacités industrielles, à la montée en compétence des équipes locales et à un positionnement de l’Algérie comme acteur régional dans la production pharmaceutique.
Saïdal vise aussi le marché africain
D’ailleurs, parallèlement à ce partenariat, Saïdal affiche clairement ses ambitions à l’international, notamment en Afrique. Le groupe a ainsi reçu une délégation d’hommes d’affaires tchadiens, opérant dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, présents dans le cadre de la visite du président tchadien.
Selon un communiqué du groupe, la rencontre, tenue au site de production d’El Harrach, « a permis d’engager des échanges constructifs autour des perspectives de partenariat et des opportunités d’exportation des produits pharmaceutiques de Saïdal vers le marché tchadien ».
Les discussions ont notamment porté « sur les atouts des médicaments algériens, reconnus pour leur efficacité et leur coût attractif, ainsi que sur les besoins spécifiques du marché régional », précise le communiqué.
Le PDG du groupe a, à cette occasion, « exprimé la volonté du Groupe Saïdal de renforcer sa présence à l’international et de développer des coopérations durables avec les partenaires tchadiens ».
«Cette visite s’inscrit dans la dynamique d’ouverture de Saïdal sur les marchés africains et de sa contribution active au renforcement de la sécurité sanitaire à l’échelle régionale », conclut le texte.


