Une opération majeure de forage offshore en Libye s’est achevée sans annonce de résultats, suscitant interrogations et spéculations dans le secteur énergétique. Selon le site spécialisé, Attaqa, la plateforme Saipem 10000 a quitté le site du puits exploratoire « Matsola-1 », situé dans le bassin de Syrte, pour rejoindre Malte, sans qu’aucune communication officielle ne précise l’existence, ou non, de découvertes commercialement exploitables.
Ce puits, foré par le groupe italien Eni en partenariat avec BP, la Compagnie nationale libyenne de pétrole et la Libyan Investment Authority, constitue la première exploration en eaux profondes dans la région depuis près de 17 ans. Situé à environ 170 km des côtes libyennes, dans une zone encore peu explorée, il représente un test stratégique pour relancer l’exploration offshore du pays.
“Les travaux ont été menés à des profondeurs importantes, avec environ 1900 mètres d’eau et un objectif de forage atteignant 4500 mètres sous le fond marin, faisant de « Matsola-1 » l’un des puits les plus profonds de l’histoire libyenne” indique la même source.
D’après Attaqa, le silence des opérateurs laisse place à deux hypothèses principales : soit les données sont encore en cours d’évaluation avant une annonce officielle, soit les résultats ne sont pas jugés suffisamment prometteurs pour être immédiatement communiqués.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à relancer le secteur pétrolier libyen, notamment en offshore, afin d’augmenter la production nationale à environ 2 millions de barils par jour d’ici 2030. Malgré l’incertitude actuelle, cette opération confirme l’intérêt renouvelé des grandes compagnies internationales pour les ressources énergétiques du pays.
Avec des réserves estimées à 48 milliards de barils, les plus importantes d’Afrique, la Libye mise sur l’exploration en eaux profondes pour ouvrir de nouvelles perspectives et renforcer sa position sur le marché énergétique mondial.

