SILA 2026 : affluence et retrouvailles pour cette 29e édition

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Photo de la 29e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA). Photo de Maghreb Emergent
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La 29e édition du Salon international du livre d’Alger (SILA) a ouvert ses portes au public ce jeudi 29 octobre. L’ouverture du Salon a coïncidé avec les vacances d’automne pour les élèves des trois cycles.

Des centaines de visiteurs étaient présents dès les premières heures. Des milliers de personnes ont circulé tout au long de la journée entre les stands et les pavillons de la Safex, dans la capitale algérienne.

A l’occasion de cette édition du SILA les nombreux exposants et les écrivains venus dédicacer leurs ouvrages témoignent de la place qu’occupe encore le livre dans la société algérienne. Étudiants, élèves, professionnels ou simples amoureux de la littérature, les visiteurs sont venus chercher des ouvrages correspondant à leurs besoins et à leurs centres d’intérêt.

Plusieurs maisons d’édition de retour au SILA

Pour diverses raisons, certains exposants ont été absents des précédentes éditions du SILA. Cette année, plusieurs maisons d’édition signent leur retour.   À quelques pas de l’entrée du pavillon Palestine, la présence de Gallimard attire l’attention des visiteurs. Un responsable du stand observe une forte présence d’étudiants. « Ce que j’ai constaté ce matin, c’est que la majorité des visiteurs sont des étudiants. Ils viennent avec des titres en tête. Il suffit de les guider vers les rayons dédiés à leurs spécialités », témoigne-t-il.

Même constat chez les éditions Frantz Fanon, de retour au salon après plusieurs années d’absence. « C’est une bonne ambiance de revenir au SILA et de retrouver les lecteurs », souligne l’éditeur, Amar Inegrachen. La maison d’édition a également programmé plusieurs séances de dédicaces, notamment avec Saïd Sadi, le samedi 31 octobre dans l’après-midi.

Même affluence chez les éditions Tafat, dont le retour était attendu. L’écrivain Jugurtha Abbou est lui aussi venu dédicacer son nouvel ouvrage, Ouali Bennaï, un héros martyrisé. « C’est le premier livre consacré à la vie de ce valeureux martyr. J’ai effectué un travail de recherche à partir de témoignages pour immortaliser ce personnage et son parcours de militant », explique l’auteur.

Nina Chalah, un témoignage sur les femmes dans le monde du travail

À proximité des éditions Tafat, les éditions Koukou sont également présentes. Arezki Aït Larbi évoque les nouveautés proposées cette année. « Nous sommes là aujourd’hui avec de nouveaux livres et mêmes certaines des écrivains qui ont commencé leur parcours dans le monde littéraire », indique-t-il.

Parmi les auteurs présents figure Nina Chalah, venue dédicacer son premier livre. Son ouvrage revient sur une expérience professionnelle vécue dans une station pétrolière du Sud algérien, où elle travaillait dans un environnement presque exclusivement masculin.

« J’avais l’intention d’écrire ce livre depuis 2022. Aujourd’hui, c’est son premier jour de vente. J’ai travaillé dans une station pétrolière au Sud, entourée uniquement d’hommes. C’était une situation très difficile. J’ai souffert au point de vouloir extérioriser ce que j’avais vécu à travers ce témoignage », raconte-t-elle.

L’autrice envisage déjà un deuxième ouvrage. Elle souhaite cette fois rendre hommage aux femmes algériennes qui ont participé à la Révolution, en mettant l’accent sur celles qui restent peu connues et marginalisées dans les récits historiques.

Le SILA se poursuit à la Safex jusqu’au 7 novembre. Pendant dix jours, le salon réunit éditeurs, auteurs et lecteurs autour du livre, avec une affluence qui rappelle la place toujours importante de la lecture dans la vie culturelle algérienne.

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